Georges Marius CHAMBRIAL

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Il naît le vendredi 15 novembre 1895 au bourg d’Echandelys à 9 heures du soir. Son père, Marc Noël, lui même originaire du bourg où il est né le 24 décembre 1869, exerce la profession de sabotier, comme son père. Sa mère, Antoinette JOUVANCY, est originaire des Andes, commune de Fournols, où elle est née le 3 avril 1866. Outre Georges Marius, le couple donne naissance deux ans plus tard à une petite Anna Félicie le 18 février 1898 toujours au bourg, qui se mariera le 2 avril 1921 à Fournols avec Pierre GENESTIER. Les recherches n’ont pas permis de trouver d’autre frère ou sœur à Georges Marius. Entre 1901 et 1906, la famille quitte le bourg d’Echandelys pour aller habiter avec ses grands parents maternels, Damien JOUVANCY et Marie GOUVERNAIRE. Son père continue à exercer le métier de sabotier puisqu’à cette date, il est aidé par un ouvrier, Jacques TAILLANDIER, né en 1888 à Marat.

Georges Marius doit aider à l’exploitation familiale de ses parents et grands parents maternels puisqu’il est qualifié d’agriculteur sur sa fiche matricule. Sa mère décède entre 1913 et 1915 (son père se remariera par la suite après la Première Guerre Mondiale à Fournols avec Antoinette Berthe GENESTIER le 26 janvier 1922). Il mesure alors 1 m 58. Son visage est qualifié d’ordinaire avec un front rond, un nez cave et rehaussé d’yeux jaune verdâtre. Ses cheveux sont châtain foncé. D’abord ajourné pour faiblesse en 1914 ; il est reconnu apte par la commission siégeant à St Germain l’Herm le 2 juin 1915 et est incorporé au 153e RI, basé à Toul, le 10 septembre 1915. Après une (courte ?) période d’instruction, il rejoint son unité qui combat en Champagne, s’illustrant dans les combats autour de l’ouvrage de la Défaite, vers Maisons-de-Champagne. En octobre, son unité, durement éprouvée par les pertes subies le moins précédent lors de ses attaques en 1e ligne, se retrouve en soutient. Mais devant la défaite des troupes d’attaque qui refluent massivement, il se retrouve en première ligne et est soumis pour la première fois à un bombardement d’obus toxiques. De concert avec le 146e RI, il tient la région de la Défaite et de la main de Massiges pendant les deux mois qui suivent.

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Le 22 décembre, le régiment est relevé et transporté en Lorraine. Dès le 26 février 1916, il est amené en automobile dans la bataille de Verdun qui venait de commencer et dont le but était pour les Allemands de saigner à blanc l’armée française sous un pilonnage incessant. En réserve de D. I., le 26, au sud du fort de Froideterre, il se porte le 29 en première ligne devant Douaumont (bois Albin), il brise net les plus furieuses attaques ennemies. Le 9 mars, un corps voisin cède à sa droite. La 4e compagnie, aidée de deux sections de la 1e C. M. résiste d’une manière splendide aux attaques vingt fois répétées de l’assaillant et donne ainsi le temps au 3e bataillon d’intervenir. Celui-ci, sous le commandement du commandant FRÉBILLOT, contre-attaque en pleine nuit, dans la neige, et, malgré les barrages de mitrailleuses et les jets de liquides enflammés, aborde l’ennemi, le bloque et le maintient définitivement. La fissure est bouchée. Lorsque, le 11 mars, le 153e RI est relevé, la ruée allemande qui avait paru irrésistible, est arrêtée. De ce succès splendide, le régiment peut revendiquer sa belle part. Il l’a payée de 1.200 des siens ; il a été récompensé de ce sacrifice par une citation collective à l’ordre de l’Armée, accordée le 4 avril, à la 39e division. (Historique du 153e RI). Après un court repos dans la région de St-Dizier, le régiment est à nouveau solliciter pour contenir une nouvelle poussée allemande sur la rive gauche de la Meuse, entre Malancourt et Béthincourt. Huit jours de combats acharnés ont coûté la vie à 1.300 hommes et 38 officiers.
Le haut commandement décide alors d’une nouvelle offensive dans la Somme, en collaboration avec les Anglais, pour libérer une partie du territoire et pour dégager le front de Verdun. Le 24 avril, le régiment prend le train à Saint-Julien, et après quelques jours passés à Senlis, où il est chargé de la garde du Grand Quartier Général, il débarque à Fouilloy le 18 mai et est dirigé ensuite par étapes sur Neuville-les-Bray, où il arrive le 1e juin. Après avoir occupé le secteur de Maricourt du 3 au 9, le régiment fait un court séjour au camp de Cerisy-Gailly. L’attaque retardée par le mauvais temps est fixée au 1e juillet.

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Parti à 7 heures du matin, le 3e bataillon, première vague, enlève brillamment en vingt minutes tous ses objectifs, y compris l’ouvrage au nord-ouest du bois Favières, arrachant par ses qualités manœuvrières et son cran, des cris d’admiration aux Anglais. C’est lors de cette attaque que Georges Marius est tué à l’ennemi dans le secteur d’Hardecourt à l’âge de 20 ans.

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2 réflexions au sujet de « Georges Marius CHAMBRIAL »

    Jean Marie CHAMBRIAL « Echandelys et la Grande Guerre a dit:
    3 mars 2018 à 12 h 44 min

    […] faiblesse, il ne sera pas combattant pendant la Première Guerre Mondiale mais sera le père de Georges Marius, issu de son première mariage avec Annette JOUVENCY, qui sera tué en 1916 dans la Somme), puis […]

    Félix CHAMBRIAL « Echandelys et la Grande Guerre a dit:
    3 mars 2018 à 16 h 26 min

    […] faiblesse, il ne sera pas combattant pendant la Première Guerre Mondiale mais sera le père de Georges Marius, issu de son première mariage avec Annette JOUVENCY, qui sera tué en 1916 dans la Somme). Lors de […]

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