Jean Marie Antoine BARRIERE

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Il naît le dimanche 14 mai 1882 dans un hameau aujourd’hui disparu, le moulin du Mas, d’où était originaire sa mère, Marie TERRASSE, née le 6 juillet 1851). Son père Pierre, scieur de long originaire du bourg de St Eloy la Glacière où il a vu le jour le 4 avril 1850, se marie avec Marie le 21 septembre 1875 à Echandelys. Ses parents vont donner naissance le 3 avril 1877 au moulin du Mas à Louis Antoine qui décédera 4 ans plus tard le 28 février 1881, puis à Jean le 6 juin 1879 (il se mariera à Pouilly (en Bassigny) en Haute Marne le 6 juin 1909 et bien que ayant l’âge de combattre, ne semble pas avoir participé à la première Guerre Mondiale. Son dossier militaire semble toutefois flou à ce sujet puisqu’il indique avoir été démobilisé le 6 février 1919 par le 21e RI et se retire à Damrémont (Haute Marne)). Ce dernier a donc 3 ans lorsque Jean Marie Antoine naît. Arrivent ensuite Marie Antoinette Clémence le 17 juin 1886 (qui se mariera à Echandelys le 16 septembre 1905), puis Louise Marie le 31 janvier 1891, elle aussi se mariera à Echandelys le 10 avril 1914.
Il mesure 1 m 62 en 1902, présente des cheveux et des yeux bruns. Son front est bombé, son visage ovale et il est porteur de petites cicatrices au front. Il est incorporé un an plus tard que la date habituelle, son frère Jean effectuant son service militaire. Il est donc sous les drapeaux de septembre 1903 à septembre 1904 au 61e RI, basé à Aix en Provence et Privas, puis affecté au 92e RI de Clermont-Ferrand. Sa profession le fait voyager et on le retrouve dans la région de Langres en 1904, puis Verdun et le Havre en 1908, Belfort en 1910, puis à nouveau la région du Havre en 1911 à 1913, pour rentrer définitivement à Echandelys en 1914. Entre-temps, il s’est marié le samedi 28 octobre 1911 avec Lucie Maria COUDERETTE à St Genès la Tourette. Comme il n’est pas possible de savoir où il a habité ensuite (Echandelys ou St Genès), il est impossible de savoir si le couple a eu des enfants.
En tout cas, Jean Marie Antoine arrive au 92e RI de Clermont-Ferrand le 12 août 1914. A-t-il participé à l’offensive, puis à la retraite dans les Vosges ou a-t-il suivi une période d’instruction avant les premiers combats ? Seul lui pourrait nous le dire. Il a certainement dû rejoindre son régiment lors de la première bataille de la Marne à Liancourt (Oise) le 15 septembre. Le régiment combat en particulier à l’Ecouvillon et au Plémont, puis réalise le 26 septembre, se portant vers le nord des tranchées à Tilloloy.

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Puis, glissant encore toujours vers le nord, il s’établit face aux Allemands à Fouquescourt et à Fresnoy. Le 2e bataillon, à la Chavatte, fait face à de nombreuses attaques allemandes et le manque de munitions se fait douloureusement sentir.

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Relevé, le régiment débarque sur la frontière belge, à Esquelbecq, le 12 novembre, et le 13, il se porte dans la direction de Zonnebeke. Dans l’après-midi, il reçoit du général l’ordre d’attaquer les lignes allemandes au nord de Zonnebeke, vers le carrefour de Broonseinde. Attaques et contre-attaques se succèdent jusqu’en décembre, avec obtentions de plusieurs citations du régiment.

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Le régiment est ramené sur les confins des départements de la Somme et de l’Oise; où il y restera pendant toute l’année 1915, se remettant de ses fatigues et de ses grosses pertes de Lorraine et de Belgique. Il tient alors les secteurs du bois des Loges et de Beuvraignes. Dans ce dernier, la lutte de tranchées bat son plein entre les villages du Cessier et de Beuvraignes.

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Remis à l’entraînement au camp de Crèvecoeur, le régiment part fin février pour la défense de Verdun. Il bivouaque au bois de Fouchères, à trois kilomètres de Dombasle. Si le régiment ne combat pas immédiatement, les conditions sont difficiles. L’ennemi frappe des coups redoublés, la rive droite de la Meuse est actuellement le théâtre de la lutte, mais la rive gauche s’enflamme à son tour, et, dans le bois, sans autre abri que la tente individuelle, contre la neige qui tombe toutes les nuits, le 92e, en réserve, attend l’heure de se porter en avant. Le 6 mars, le régiment arrive sur la neige par 12 degrés au-dessous de zéro au bois du Bouchet. Il reste là, alerté toute la nuit sans abri. Au jour, il se porte en formations d’approche sur la limite d’Esnes à Chattancourt. Il s’y établit en position d’attente. (Historique du 92e RI Maison Alfred Mame imprimeurs, Tours). Le 8 mars, il se lance à l’assaut du bois des Corbeaux tombé la veille aux mains des Allemands. Il est pris pour être reperdu le lendemain, le tout au prix de centaines de morts.

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Retiré de Verdun en raison de ses importantes pertes, le régiment reformé se retrouve dans la Somme où il participe à l’offensive en enlevant l’ouvrage de la Demi-Lune à Chaulnes.
Toutefois, Jean Marie Antoine n’y participe pas car il est affecté le premier juillet 1916 au 298e RI à l’occasion d’une réorganisation de ce dernier, consécutive aux combats meurtriers qu’il avait subi à Verdun. Le 9 juillet, le régiment relève le 62e Bataillon de chasseur dans le secteur Bonhomme, Tête des Faux. Le 28 août le régiment quitte ce secteur calme et embarque à la gare de la Chapelle pour débarquer à Montreux-Vieux puis cantonne le 2 septembre à Dannemarie, Traubach-le-Bas, Lutran où il participe aux travaux de la deuxième position et de la position intermédiaire des secteurs nord et sud. Il embarque le 12 à MontreuxVieux et débarque le 13 à Dounoux (10 kilomètres au sud d’Epinal). Il cantonne à Uriménil, Hadol-le-Haut et remis à l’entraînement pendant une période de 13 jours. Le 29 septembre, il embarque à Dounoux pour aller reprendre sa place à l’armée de Verdun.
Débarqué le 2 octobre à Dugny, le régiment occupe le 3 octobre, le secteur de Regnetois La disposition du régiment est la suivante : deux bataillons en première ligne (tranchées Christophe et tranchée Haie-Renard) ; un bataillon en réserve au tunnel de Tavannes. Le régiment est employé à la construction de parallèles d’attaque pour l’offensive du 24 octobre. Les Allemands réagissent par des tirs d’intensité croissante de leur artillerie lourde. Le 21 octobre, les tranchées de la Haie-Renard sont soumises à un violent bombardement qui cause des pertes sérieuses (16 hommes sont tués, 58 blessés). Le 23 octobre, un violent bombardement sur le même point met quarante hommes hors de combat. Dans la nuit du 23 au 24, le régiment cède la place aux troupes d’attaque qui vont enlever le fort de Douaumont. Le régiment cantonne à Haudainville.

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En présence des résultats de l’offensive du 24 octobre (Douaumont est repris et 6 000 Allemands capturés), le commandement décide l’attaque du fort de Vaux et le 298e est désigné pour cette opération. Les quelques jours nécessaires au réglage de nombreuses pièces d’artillerie qui devaient préparer le terrain, sont employés par les unités du régiment à étudier et répéter le rôle qu’elles devront jouer dans l’action. Pour la 21e compagnie chargée du nettoyage du fort, une visite au fort de Dugny, dont la construction rappelle celle du fort de Vaux permet à tous les gradés de se rendre compte de la conformation intérieure du fort et des parties les plus facilement abordables. De nombreux plans et photographies aériennes étudiées avec soin, des comptes rendus d’interrogatoires de prisonniers donnent une idée assez exacte du fort et de sont état actuel.

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Le régiment est prêt pour l’attaque lorsque que le 2 novembre, vers 17 heures, la prise d’un radiotélégramme allemand apprend que le fort devait être évacué. La 21e compagnie reçoit alors l’ordre de prendre le fort, ce qu’elle fait dans la nuit du 2 au 3 novembre 1917. Elle trouve un fort vide, totalement évacué par les Allemands.

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Le 3 novembre, le régiment quitte Haudainville et prend possession du terrain conquis en creusant des tranchées (au nord du fort de Vaux pour le 4e bataillon et au sud-ouest pour le 6e). Le secteur reste dangereux en raison d’une intense activité d’artillerie. Dans la nuit du 4 au 5, le 5e bataillon quitte le tunnel [de Tavannes] pour aller occuper la 2e ligne au nord du fort de Vaux. L’artillerie allemande est très active et bombarde nos premières lignes avec des obus de gros calibre. Pertes : s/l Martin tué ; 17 tués ; 36 blessés ; 1 disparu. (JMO du 298e RI). Jean Marie Antoine fait partie des morts de cette journée. Il avait 34 ans.

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Une réflexion au sujet de « Jean Marie Antoine BARRIERE »

    Jean BARRIERE « Echandelys et la Grande Guerre a dit:
    11 février 2018 à 20 h 08 min

    […] avril 1877 à Louis Antoine qui décédera 4 ans plus tard le 28 février 1881 Après Jean, c’est Jean Marie Antoine qui arrive le 14 mai 1882 (également soldat pendant la Première Guerre Mondiale, il va mourir à […]

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