Félix Joseph BOURNERIE

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Second enfant d’une fratrie de 6, il naît à Cher le mercredi 31 mars à 10 heures du soir. Son père, scieur de long, Pierre BOURNERIE est originaire du moulin de Géry où il est né le 28 juin 1862. Sa mère Anne Victorine FOURNET est originaire des Amouillaux à Saint-Eloy-la-Glacière. Mariée une première fois à François BATISSE en 1894 (il semble que le couple n’ait pas eu d’enfant) et habitant alors à Cher, elle se marie en secondes noces avec le père de Félix Joseph le 6 juillet 1895 après le décès de François BATISSE survenu le 13 avril 1894.
Félix Joseph est précédé d’une fille, Eugénie Gilberte née à Cher le 10 mai 1896 et décédée à Echandelys le 1er octobre 1970. Après lui viendront trois filles et un garçon, respectivement Jeanne Marie Gabrielle, née à Cher le 24 mai 1900 et décédée à Echandelys le 24 juillet 1985, Marie Philomène née le 1er juillet 1902 à Cher, Maria Eugénie Félicie, née à Cher le 22 juin 1905, mariée à Echandelys le 10 août 1948 et décédée le 10 septembre 1990 à Issoire. Enfin, le petit dernier, Joseph Marius, naît à Cher le 7 mai 1908. Félix Joseph est donc le seul de sa famille proche à combattre pendant la Première Guerre Mondiale.
Il est incorporé au 15e RI d’Albi le 9 janvier 1916. Il mesure alors 1 m 59. Ses cheveux sont châtains et ses yeux marron vert. Son visage est allongé et les lobes de ses oreilles adhérents, sans autre signe distinctif. Après son départ, la situation n’est pas facile pour sa famille, pour laquelle il devait contribuer par son travail à assurer le quotidien.

BOURNERIE F J Delib1915 01

Compte-tenu de la période d’instruction nécessaire, il ne doit vraisemblablement combattre qu’à partir du 23 novembre 1916, date à laquelle il passe au 3e bataillon. Son régiment est alors en Argonne, dans le secteur Marchand où il subit l’attaque d’engins de tranchée allemands et d’explosions de mines.

SecteurMarchand

Il quitte son régiment le 13 janvier 1917 pour passer au 100e RI. Il rejoint son nouveau régiment qui se remet de la bataille de Verdun à Rembercourt-aux-Pots encore en Argonne. Là encore, il s’agit de tenir les tranchées, de faire face aux coups de main allemands et de réaliser quelques sorties afin de faire des prisonniers pour savoir si une attaque adverse ne se prépare pas, comme le 22 février 1917, lorsqu’un détachement de volontaires pénètre dans les tranchées de soutien allemandes (à 60 mètres en arrière de la première ligne) et, en 15 minutes, tue ou blesse tout ce qui s’y trouvait, détruit les abris et revient avec 14 prisonniers, n’ayant perdu que 2 tués et 1 blessé. Cette action vaut au régiment plusieurs citations collectives et individuelles.

rembercourt

Le 5 mars, le 100e RI quitte la région de Verdun pour la Haute-Alsace. Il stationne aux environs de Montbéliard jusqu’au 21. A cette date, il se porte par étapes vers l’est pour aller prendre le sous-secteur des bois de Carspach, dans la nuit du 27 au 28. Une guérilla de petites actions se produit à nouveau.
Le 1er avril, le lieutenant Bourrel, de la 1e compagnie, accompagné du lieutenant Delevallée, volontaire, exécute un brillant coup de main sur le saillant de Carspach, situé à 500 mètres de nos lignes, et ramène 2 prisonniers. Les tranchées allemandes sont bouleversées ; les abris, à demi obstrués, sont nettoyés à la grenade incendiaire. Le détachement, en rentrant, perd les braves soldats Tabet et Renard, dont les corps sont ramenés dans nos lignes. Le 16 au matin, sur le même point de la ligne ennemie, même exercice. Cette fois, c’est une section de la 2° compagnie sous le commandement du sous-lieutenant Couloumy. Après bien des difficultés, elle revient à son point de départ, ayant vu les tranchées et abris boches complètement bouleversés, des cadavres un peu partout, et ramène 5 prisonniers; elle a eu 1 blessé. (Historique du 100e RI Imprimerie Viers Tulle 1920).
Mais Félix Joseph doit quitter son régiment pour être hospitalisé le 19 mai 1917 à l’Hôtel-Dieu de Lyon. Il décède le mardi 3 juillet à 8 heures à l’annexe E (hôpital de la Chaux ?), située à Saint-Cyr au Mont d’Or d’une péritonite à l’âge de 20 ans

StCyr

.Sa famille n’est informée de son décès que le 8 août 1917.

Une réflexion au sujet de « Félix Joseph BOURNERIE »

    Eugène Antonin BOURNERIE « Echandelys et la Grande Guerre a dit:
    5 novembre 2018 à 13 h 00 min

    […] depuis plus d’un an lorsqu’Eugène est appelé sous les drapeaux le 9 janvier 1916. Comme Félix Joseph BOURNERIE à la même date et dont il suit le même parcours, il est affecté au 15e RI d’Albi. Après une […]

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