Guillaume Antoine PILIERE

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MedailleVictoire+grandeGuerre
Originaire du département de la Loire, il naît le vendredi 24 août 1888 à 9 heures du matin à Saint Julien en Jarez, rue de la mairie, d’Antoine PILIERE, chaudronnier âgé de 28 ans et de Annette LAFARGE, ménagère de 32 ans.

SJJarez

Son père étant mort le 20 juin 1894 dans la même ville et sa mère à Saint-Chamond (Loire) le 5 avril 1902, le tuteur désigné est le frère de sa mère, Joseph LAFARGE (cultivateur à Lafont, commune de Cunlhat), que Guillaume Antoine rejoint à une date indéterminée car il n’apparaît dans aucun des recensements de Cunlhat de 1906 et 1911. Nous savons seulement qu’il devait y habiter vers 1908 1909, date à laquelle il est passé devant le conseil de révision de Cunlhat. Il mesure alors 1 m 71. Ses cheveux et ses yeux sont châtains. Son visage est ovale et il ne porte pas de signe particulier.
Il est scieur de long lorsqu’il effectue son service militaire à p artir du 7 octobre 1909 au 16e RI de Montbrison et Clermont-Ferrand. Nommé caporal le 2 octobre 1910, il est libéré le 24 septembre 1911. Il se marie alors avec Marie Thérèse GRANGE (née le premier mai 1885 au moulin de Géry, ses deux frères Aimé Léopold et Pierre Louis seront aussi soldats pendant la Grande Guerre), le 26 octobre 1912. Il vient alors y habiter, même s’il part faire des saisons de scieur de long en 1913 en Normandie (Vatteville, commune de Caudebec-en-Caux) et en 1914 à Champagney (région de Berlfort). Leur premier enfant, Pierre Eugène naît le 19 août 1913 au moulin de Géry.
Guillaume Antoine rejoint le 3 août le 16e RI à Montbrison. Le 6, le régiment s’embarque en 3 trois trains pour atteindre Horol dans les Vosges le lendemain dans la soirée. Les trois jours suivants servent à compléter l’organisation des unités avec l’arrivée des réservistes et à la vérification du matériel. Le 10, le mouvement commence par Thaon-les-Vosges, Rambervillers et Baccarat. Le 14, le régiment est confronté à la vision du village de Parux incendié par les Allemands.

Parux

Le 14 au soir, le régiment entre dans Cirey après une longue attente sous l’orage. Le 16 août, il franchit la frontière près de Bertrambois. Dans la nuit surviennent les premières escarmouches avec des cyclistes allemands : premiers blessés. Après un cantonnement à Voyer, c’est le départ pour Schneckenbuch où le régiment s’installe sur le plateau voisin. Les vivres n’arrivant plus depuis trois jours, les soldats réquisitionnent sur place les victuailles. A l’aube du 19, les premiers bombardement allemands qu’essuie le régiment font quelques victimes. Le lendemain, les bombardements s’intensifient et sont plus meurtriers. Malgré tout, les hommes commencent le creusement de tranchées. L’ennemi attaque bientôt : vers 14 heures, il franchit le canal en petits paquets. Ils sont repoussés au prix de pertes sévères (156 tués). Le lendemain matin, le régiment, conformément à de nouveaux ordres se reforme et se réorganise sur la rive sud du canal à l’ouest de Hesse ; on réorganise promptement les unités. Puis, toute la journée, c’est le repli par échelons qui occupent successivement les positions de Züffol, de Lorquin, du bois de la Minière. La 6e compagnie, laissée en arrière-garde à la lisière nord de Lorquin, combat jusqu’à ce qu’elle ait perdu son chef et les 3/4 de son effectif : le reste, cerné est obligé de se rendre. Puis c’est la retraite du 21 au 24, par Fraquelfing, Hattigny, Tanconville, Frémonville, Harbouey, Nonhigny, Montigny, Azerailles, Glonville, Ménarmont, Xaffévillers, Roville, Romont.
On s’arrête sur la Mortagne et le 24 on entreprend la construction de tranchées devant Xaffévillers. L’ennemi ne se montre pas. Le 25 août, le régiment part pour les hauteurs de la Grande-Pucelle et attaque Saint-Pierremont. Mais les Allemands y sont en force et conservent le village. Cette nouvelle action coûte des pertes très graves. Le 26 au matin, alors que le régiment se replie sur Moyemont, l’ordre arrive de faire demi-tour : il faut chasser l’ennemi au-delà de la Mortagne. Le régiment aide le 121e RI à reprendre Saint-Maurice-sur-Mortagne. Les 27, 28 ,29, il attaque Xaffévillers à quatre reprises, de jour ou de nuit, s’en empare deux fois, mais est amené à l’évacuer. Le combat de nuit du 28 au 29 a lieu dans la plus profonde obscurité, sous une pluie d’orage. L’ennemi est surpris en désordre dans le village, mais du côté français également, le mouvement est aveugle et ne donne pas les résultats escomptés. Ces engagements répétés ont affaibli de plus en plus les effectifs (268 morts) et malgré un renfort de 800 hommes arrivé dans la matinée du 28 le régiment se trouve réduit à 1 450 hommes. Il n’y a plus ni chef de bataillon, ni capitaine. Plus de la moitié des compagnies sont commandées par des sous-officiers.

xaffévillers

Le 29 au soir, le 16e RI est déplacé à l’arrière, à Hardaucourt, à 2 kilomètres du champ de bataille pour se reformer. Le 1er septembre, il remonte en ligne devant Roville-aux-Chênes, tenant la position pendant 8 jours. Le 4 septembre, le déclenchement subit d’un tir violent de 150, dans le Parc de Roville à l’est du village, qui atteint les 3e et 4e compagnies. Elles perdent 109 hommes. Le P. S. installé au presbytère regorge de blessés, lamentablement déchiquetés ; il est pris à partie à son tour par le canon. Les médecins, le curé, les soeurs de la charité résidant dans le village se prodiguent pour panser les plaies, dégager les salles où les victimes sont couchées au milieu des plâtras, des vitres et des glaces brisées, des plafonds effondrés, de la vaisselle réduite en poussière. Aux malheureux qui crient « à boire » on a quelques gouttes d’eau à peine à distribuer. Il faut la tombée de la nuit et le repos habituel qu’elle amène pour apporter un peu de soulagement, de paix, d’ordre et de calme dans ce temple de souffrance. (Historique du 16e RI Imprimerie Serre Montbrison 1919).

Roville

Après une attaque sur Doncières qu’il enlève, le régiment est mis à l’arrière le 9 septembre 1914 au soir pour gagner Creil (Oise) en train le 13.
Du 16 septembre au 6 octobre 1914, il va combattre en Picardie. Le 16, il résiste à une attaque allemande su Dreslincourt. Malgré tout, l’ordre de retraite arrive le 17. Elle se déroule vers Bailly en passant par Pimprez. C’est alors qu’on constate l’absence de toute la 8e compagnie et d’une partie de la 7e qui, isolées du côté du cimetière de Dreslincourt, n’avaient pu se dégager à temps : les agents de liaison chargés de leur communiquer l’ordre de repli étaient d’ailleurs tombés en cours de route.
Après un court repos à Longueil, le régiment est engagé devant Lassigny le 22 septembre. Il coopère à des actions très vives sur la croupe de l’Arbre de Canny, la Taulette, la Malmaison et le 25, il occupe Fresnières et Crapeaumesnil. Pendant 5 jours, il multiplie les reconnaissances offensives en direction des fermes d’Haussu et Sébastopol, il subit journellement des bombardements. A sa gauche, le 4e C. A. est repoussé jusqu’à l’ouest de Roye (Somme). A son tour, le 16e RI est attaqué les 30 septembre et 1er octobre dans Crapeaumesnil, le Buvier et Fresnières. Mais épuisé par les pertes sensibles, il est obligé le 2 octobre au matin, de rétrograder sur le bois des Loges à un kilomètre en arrière.
Recueilli par son compagnon d’armes, le 98e RI., il se reforme à la hâte et contribue à garnir les lisières. Les deux régiments frères (tous deux issus de Clermont-Ferrand) voient, pendant 4 journées d’attaque, déferler les vagues allemandes. Soumis aux barrages d’artillerie les plus violents, terrés dans des tranchées à peine ébauchées, les deux régiments entremêlés au coude à coude, brisent les 3, 4, 5 et 6 octobre, des dizaines d’assauts, contre-attaquent à chaque instant afin de rejeter les éléments d’infanterie adverse. Le front se stabilise alors.
Le 12 octobre, le 16e RI glisse alors de quelques kilomètres pour tenir le secteur de Beuvraignes dont le village est partagé entre les deux belligérants.

Beuvraignes

La vigilance un peu nerveuse des sentinelles et des postes dans ces préludes d’une forme inattendue de la guerre s’alarmait facilement : il en résultait des fusillades nocturnes très nourries qui ne tardaient pas à devenir générales, s’étendant parfois sur plusieurs kilomètres du front et se prolongeant pendant des heures. L’artillerie s’alertait spontanément, ou sollicitée par les appels de l’infanterie, mêlait sa grosse voie au claquement des balles, et les terrassiers ou sapeurs, prompts à prendre leur part de l’imaginaire bagarre, abandonnaient la pelle pour le fusil. L’obscurité était mise à profit, d’autre part, pour les multiples nécessités de la vie quotidienne, auxquelles il eut été imprudent de pourvoir en plein jour, sous l’œil d’un ennemi aux aguets. C’est alors que circulaient les corvées, que se préparaient les aliments, que s’effectuaient les ravitaillements et distributions, que se rassemblaient les matériaux indispensables à la défense ou à l’aménagement des installations. La main-d’oeuvre disponible pour la sape en était réduite d’autant. Enfin l’inexpérience des hommes rendait la progression assez lente. Le travail de sape dont fait mention cet extrait de l’Historique du 16e RI correspond à la volonté de l’état-major français d’essayer de reconquérir la moitié restante du village en faisant exploser des mines sous la partie « allemande ». Cette technique n’aura pas l’effet escompté et en dehors de quelques petits gains territoriaux à l’ouest en rapport avec l’attaque du 121e RI de fin octobre 1914, la situation restera inchangée jusqu’au repli allemand de 1917.

BeuvraignesMines

le 24 novembre 1914, le 16e RI relevé par le 103e RI, part à Canny-sur-Matz relever un régiment mixte de tirailleurs algériens et de coloniaux. Le séjour va durer dix mois, dans ce secteur plat, fait de l’agglomération de grosses fermes à betteraves. Le château n’a que l’intérêt de posséder une cave qui va servir de domicile à un chef de bataillon. Le temps se passe entre tentatives d’assaut afin d’enfoncer le front bien figé, et répliques contre les mêmes tentatives allemandes, le tout ponctué de bombardements de diverses intensités. Progressivement l’organisation se met en place, tant au niveau des infrastructures avec l’amélioration des abris, tranchées et boyaux, qu’au niveau de l’utilisation des hommes avec mise en place de roulements permettant à chaque bataillon, à tour de rôle, de se retrouver à l’arrière afin de se reposer et parfaire son instruction. Quelques « poussées de fièvres » ont lieu lors des offensives d’autres secteurs comme en juin lors de l’offensive en Artois. On simule alors des attaques avec préparation de l’artillerie et utilisation d’engins de tranchées qui font leur apparition à cette occasion.
Le 20 septembre, le régiment est relevé pour gagner le secteur de Daucourt devant Roye, dans la Somme. Devant l’imminence d’une attaque, le régiment creuse parallèles de départ et débute par la prise d’un petit poste d’aiguillage appelé poste du disque rouge. La préparation d’artillerie commence. Puis contrordre, le 26 septembre, tout est remis à une date ultérieure. Il est ramené à l’arrière et subi une préparation intensive. Les premiers casques sont alors distribués. De novembre 1915 à janvier 1916, il tient avec le 98e RI les secteurs de Ribécourt, du Hamel et d’Attiche. La zone est calme, parfois troublée par quelques bombardements qui font toutefois quelques victimes. Le secteur vallonné, plus riant que le précédent, est plus facile à organiser.
Le 15 janvier 1916, il gagne le sud d’Amiens (Aillye-sur-Noye) où il se remet à l’instruction pendant 12 jours. En raison de préparatifs d’attaque ennemis sur les plateaux de Nouvron, Moulin-sous-Touvent et Carlepont, le régiment est transporté en forêt de Compiègne. Fausse information lancée par les Allemands ; tout le monde sait toutefois qu’une grande offensive allemande va avoir lieu. Mais où ?
Fin février, la réponse arrive : c’est à Verdun. Le 22, le 16e RI s’embarque pour arriver le lendemain à Revigny. Par un froid glacial, il gagne Condé-en-Barrois. Puis par Rambercourt, Sommaisne, Vaubécourt, Evres il arrive à Autrecourt le 28 février. Il y reste jusqu’au 6 mars en compagnie du 98e RI. Le soir les soldats se rendent aux lisières du village pour contempler le spectacle grandiose des embrasements d’artillerie et des engins éclairants ; c’est à l’intensité de ce feu d’artifice qu’ils jugent distinctement de la violence des combats. Le 8 mars 1916, l’ordre de monter en ligne arrive. Après un bivouac par – 10° dans le bois de Nermont dans la nuit du 8 au 9, le régiment gagne le bois du Bouchet la nuit suivante. Le 11 mars 1916, après avoir essuyé une attaque aux gaz dans la matinée, il doit attaquer dans la nuit du 11 au 12 le bois des Corbeaux que le 98e RI avait repris dans le journée mais où il n’avait pu se maintenir.
On prend au Nord-Ouest de Chattencourt les formations d’assaut, on distribue les munitions, on arrange les paquetages, on dépose les sacs et à travers l’obscurité épaisse, que l’éblouissement des feux d’artillerie rend plus difficile encore à percer, on se dirige vers l’objectif, par les ravins au Sud et à l’Ouest du Mort-Homme. On franchit des tranchées, des trous d’obus énormes, des réseaux de fil de fer enchevêtrés par la lutte, on piétine des cadavres ; les rangs s’entremêlent, les barrages de l’artillerie allemande se font de plus en plus violents ; les mitrailleuses crépitent ; et dans l’immense confusion, l’orientation se perd. Des fractions aboutissent à des ouvrages français sur le Mort-Homme ; d’autres se croisent à angle droit, chacune voulant persuader à sa voisine qu’elle marche dans le bon sens ; finalement le Colonel DUBUISSON, blessé gravement, est obligé de donner l’ordre d’arrêter le mouvement. Le régiment, au petit jour, parvient à regagner péniblement et par bonds la base de départ, d’où il est ramené au bois Bourrus pour se reformer.

BoisCorbeauxCarte1916

boisCorbeaux1916

Guillaume Antoine fait parti des nombreux blessés de cette nuit là. Ses blessures, sévères, (éclats de torpille laissant de multiples cicatrices en particulier au niveau de l’avant-bras droit ?) le gardent à l’arrière jusqu’au 18 décembre 1916. Pendant cette période, il est passé au 98e RI le 24 novembre 1916, puis immédiatement après au 341e RI le 17 décembre 1916. Ce dernier occupe le ravin de la Hayette et la cote 304, à un jet de pierre de l’endroit où Guillaume Antoine a été blessé. En cette fin d’année 1916, l’activité est encore intense dans le secteur. Le pilonnage allemand s’ajoute aux intempéries. La boue est partout. Il faut parcourir 15 km par des pistes et des chemins défoncés où l’on s’enfonce jusqu’au ventre pour arriver en première ligne. Le 10 janvier 1917, le régiment est relevé pour tenir un secteur plus calme en Argonne. Il arrive alors sur les pentes sud du plateau de Bolante, en face du bois de la Gruerie. Ce n’est plus le temps des bombardements, mais celui des coups de main et des opérations de détail dans lesquelles le régiment perd un peu plus chaque jour de ses hommes.

FilleMorte

FilleMortecarte

Guillaume Antoine est blessé le 19 mars 1917 au ravin de la Fille Morte. Malheureusement le JMO de son unité ayant été perdu, il n’est pas possible d’en connaître les circonstances. Cette nouvelle blessure possiblement une fracture avec multiples plaies au niveau des deux jambes le maintient à l’arrière jusqu’au 23 avril 1918. De plus la commission médicale déclare son inaptitude à l’infanterie et propose son passage dans l’artillerie, le considérant toutefois apte au service armé par la commission de Riom du 23 octobre 1917. Il est alors affecté au 63e Rart D.C.A..

DCA

Il rejoint son unité le 24 avril 1918. Celle-ci a été appelée à la Montagne de Reims pour assurer la défense anti-aérienne de Beauvais, base de premier ordre dans les opérations en cours. Pendant tout le mois d’avril et en mai, les sections effectuent de nombreux tirs, particulièrement la nuit, car les escadrilles de bombardement ennemies déploient une très grande activité, recherchant les cantonnements, dépôts, gares, harcelant les colonnes sur routes ou les batteries, franchissant même les lignes pour les raids vers Paris. Le 6 juin 1918, une torpille tombant près d’une pièce en action tue un servant et en blesse un autre. Des auto-canons, très mobiles, partent fin avril dans les Flandres. Il est difficile de suivre les mouvement de cette unité car, très spécialisée, elle est active sur tous les fronts. Des sections lui appartenant se battent au chemin des Dames en mai 1918 lors de la reprise de l’offensive. Parfois, ne pouvant emporter le matériel devance l’avance foudroyante allemande, les officiers font sauter leurs pièces. Les bombardements et les gaz de combats font dans cette unité de multiples victimes. Il est donc impossible de suivre les affectation de Guillaume Antoine jusqu’au premier octobre 1918, date à laquelle il passe au 166e RA. Il semblerait qu’il s’agisse aussi, comme le précédent, d’un régiment d’artillerie de défense contre avions. Il a été créé en août 1918 et ne possède pas d’historique propre. Il est donc tout aussi impossible de connaître les affectations de Guillaume Antoine. Celui-ci restera affecté dans ce type d’unité jusqu’à sa démobilisation le 18 septembre 1919. Il est considéré comme avoir combattu jusqu’au 30 mars 1919. Les différentes commissions médicales le pensionneront pour ses cicatrices adhérantes multiples, ainsi que des troubles pulmonaires certainement en rapport avec les gaz de combat, qui s’estomperont ultérieurement. Par contre, il va noter rapidement l’apparition de troubles psychiques, notamment de crises paroxystiques d’excitation. Il va décéder à Echandelys à l’âge de 41 ans, le 12 février 1929. Après Pierre Eugène dont Guillaume Antoine ne verra pas la mort en 1934, le couple aura au moins 4 autres enfants qui décéderont jeunes, soit pendant l’enfance pour trois d’entre eux, soit à l’âge de 16 ans pour l’une d’entre eux. Leur descendance ainsi que le destin de Marie Thérèse GRANGE ne nous est pas connu.

Une réflexion au sujet de « Guillaume Antoine PILIERE »

    […] Guillaume Antoine PILIERE, caporal au 16e RI et habitant au moulin de Géry a été blessé pendant cette journée, François Annet GOUNICHE, de la Faye, y meurt à 33 ans. Le stationnement sur le bois Bourrus se prolonge pendant 3 jours. Une 2e position y est organisée, rapidement repérée par les Allemands qui la bombarde, faisant de nombreuses victimes. Le 14 mars 1916 au soir, une contre-attaque française permet de prendre quelques tranchées puis se lance à l’assaut de la cote 265. La première vague se heurte à un réseau de fils de fer intact et les renforts allemands de mitrailleuses font des ravages dans les rangs français. Le premier bataillon reste accroché sur les flancs de la colline. Les positions conquises sont organisées sous un violent bombardement. Une attaque allemande est repoussée le 17 et le soir même, le régiment arrive à reprendre la cote 295. La division entière est relevée dans la nuit du 18 au 19 mars et le 16e RI part au repos à Sivry-la-Perche puis à Rarécourt. Le 21, alerté, il attend dans la forêt de Hesse au milieu d’un lac de boue pendant plus de 36 heures. Le 23 mars, il est appelé devant Avocourt pour combler un vide dans le front. Là encore, les bombardements feront des victimes alors qu’il organise les positions. Le 24 au soir, il revient définitivement à l’arrière sous une pluie diluvienne. […]

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