Oléon Annet BOURG

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Issu d’une famille nombreuse (il est le 4e enfant d’une fratrie de 9 dont 8 parviendront à l’âge adulte), il naît au Faux Plantat le lundi 13 mars 1893 à 4 heures du soir. Son père Jean Barthélémy, agriculteur est originaire du même hameau. Il s’est marié à une date inconnue avec Eugénie (Antoinette ?) BOURG née à Chambon. Leur première fille, Marie naît le 23 juin 1887 au Faux Plantat (mariée à Paris 19e en 1912, elle meurt à Limoges en 1975), suivie d’une seconde, Marie Mélanie le 16 mai 1889 (mariée le 4 janvier 1911 avec Henri ROGUE de Saint-Germain-Lembron), puis de Marie Victorine née le 16 avril 1891 (décédée à Paris 20e en 1971). Après Léon, une 2e Marie naît au Faux Plantat le 27 juillet 1895 (elle décédera à Pontarlier dans le Doubs en 1973), puis Marie Hélène le 16 avril 1897, décédée à Riom en 1960, puis Marie Pauline qui, née le 22 avril 1898 meurt 5 mois plus tard. Enfin deux garçons terminent la fratrie, Antoine Arthur né le 6 novembre 1911 qui se mariera le 13 mars 1926 avec sa cousine germaine paternelle Anna Eugénie Léonie BOURG, fille de Benoît Victor à Paris 19e et décédera à Sauxillanges en 1989 ; et Léon Victor le 29 mai 1902 (il se mariera à Pionsat en 1925 et décédera à Paris 20e en 1964). Un de ses oncles paternels, Benoît Victor (le père d’Anna Eugénie Léonie) sera aussi soldat pendant toute la Grande Guerre. Après la mort de leur mère le 8 août 1903 et de leur père le 11 juin 1910, la famille part s’installer à Pionsat comme leur oncle.
Léon est appelé le 20 novembre 1913 au 60e RI de Besançon. Il y arrive le 22. Il est dit agriculteur lors de sa visite d’incorporation, mesure 1 m 60, possède des cheveux noirs et des yeux ardoisés. Son front est découvert et son visage ovale. Il ne présente pas de signe particulier.

Besançon

Dès le 1er août 1914, le régiment s’embarque en trains et arrive à Belfort où il cantonne à l’est de la place forte. Le 6 août, il prend position à la frontière à Foussemagne. Les premiers coups de feu sont échangés.

Foussemagne

Le lendemain matin, le régiment remonte vers l’Alsace par Elbach, Wolfersdorf et Dannemarie où les premiers combats sérieux permettent la prise du village. L’après-midi, Altkirch est prise à son tour. Les premiers morts sont tombés. Le 9, est consacré à des travaux de fortification au signal d’Altkirch. le 10 août, il s’engage sur la route d’Illfurth mais doit faire demi-tour devant la résistance allemande. Etabli à Carspach, il résiste afin d’assurer la retraite des autres unités. Il se replie ensuite sur la frontière même, à Fontaine et Vauthiermont. Le 13, il prend part au petit combat de Reppe-Bréchaumont. Le 13, un détachement part pour Elbach et assure la garde au viaduc de Dannemarie le 15.
Le 18, le régiment part pour Mulhouse, pris et perdu une première fois. Commence alors à 10 heures la bataille de Dornach où le régiment fait 800 prisonniers et s’empare de 24 canons de 77.

Dornach

A 15 heures, il traverse Mulhouse. Pendant 5 jours, la vie reprend progressivement dans la ville, mais le 24 août, arrive l’ordre d’évacuer Mulhouse. Les Français n’y rentreront plus avant la fin de la guerre. Le 26, nouveau départ de Belfort pour la Somme. Débarqué à Villers-Bretonneux, le 60e RI cantonne à Bayonvillers, Harbonnières et Guillaucourt. La chaleur est accablante et les soldats croisent les longues files de civils qui fuyent les zones de combat. Le 28, ayant occupé Péronne, les Allemands attaquent sur Rosières, Rainecourt, Proyart et Framerville. Après avoir perdu la totalité de la 3e compagnie, le repli est ordonné, faisant encore de nombreuses victimes. Les blessés abandonnés sur place , soit y succombent, soit sont pris en charge par les Allemands ou les habitants d’Amiens plusieurs jours plus tard. Les morts sont enterrés sur place ou dans le cimetière de Framerville.

Framerville

La retraite conduite alors le 60e RI à Beaumont le 3 septembre où l’Oise est traversée. Les marches sont terribles sous le soleil. Les puits sont vides, les villages déserts et le ravitaillement irrégulier. Après avoir aperçu Paris avec les toits du Sacré Cœur et la tour Eiffel de loin, le régiment cantonne à Louvres, puis à Plailly. La bataille de la Marne va commencer. Du 5 au 9 septembre, la résistance s’organise à Acy où l’on retrouvera dans le bois 150 cadavres sur un espace de 200 mètres, puis au niveau de la ferme Nogeon. Les officiers et cadres disparaissent peu à peu, blessés ou le plus souvent tués au combat comme bon nombre de soldats.

Nogeon

Le 8 septembre, le régiment part à l’assaut en direction de Vincy-Manœuvre. Insuffisamment appuyé par l’artillerie, il est décimé et se replie dans la ferme Nogeon où les hommes creusent des tranchées. Ils ne sont plus que 12 officiers et 926 hommes. Le 10 à l’aube, les Allemands ont battu en retraite.

Nogeoncarte

C’est pendant ces combats que Léon a été blessé à une date indéterminée. Il a certainement été évacué sur Argenteuil en banlieue parisienne où il meurt de blessures de guerre le 19 septembre à l’âge de 21 ans.

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