Alexis Barthélémy CHALIMBAUD

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Il est né au bourg de Brousse le samedi 18 mars 1882 à 1 heure du matin de Jean Pierre, scieur de long originaire de Saint-Genès-la-Tourette (où il est né le 24 mai 1859) et de Marie Louise VACHERON de la Faye (Saint-Eloy-la-Glacière) où elle est née le 11 avril 1855. Il semblerait que la famille ne soit arrivée à Echandelys (à la Faye) qu’entre 1891 et 1896. Aussi, la composition de la fratrie est-elle difficile à reconstituer. Il paraît toutefois avoir eu deux frère et sœur plus jeunes, Anna, âgée de 13 ans en 1896 et Antoine de 17 ans en 1901.
Alexis Barthélémy est marchand de chiffons lors de sa visite d’incorporation. Mesurant 1 m 64, il possède des cheveux et des yeux châtains, avec un visage ovale et un petit nez. Il arrive au 42e RI de Belfort le 15 novembre 1903. Réformé pour infections cutanées récidivantes le 1e décembre 1904, il est rappelé par la commission spéciale de Châlons-sur-Saône du 6 novembre 1905 et est incorporé au 105e RI de Riom le 1e décembre 1905. Il est à nouveau réformé par la commission spéciale de Riom le 2 mai 1906 pour les mêmes raisons. Il se serait marié à Saint-Eloy-la-Glacière le 11 avril 1912, mais cet acte n’a pas été retrouvé aux archives. Son métier lui vaut quelques désagréments puisqu’il est condamné par le tribunal correctionnel de Châlons-sur-Saône le 21 février 1913 à 6 mois de prison, 5 francs d’amende et aux dépens pour complicité de vol par recel et infraction à la loi sur le commerce des brocanteurs, commis courant 1912.
Il est présenté à la commission de réforme de Châlons-sur-Saône le 5 avril 1917 qui le déclare apte au service auxiliaire. Il arrive au 5e bataillon d’infanterie légère d’Afrique le 25 mai 1917 de Tunis. Nous ne savons pas s’il est resté en France pendant cette période ou s’il était déjà parti en Tunisie. Le 1er juin 1918, il est incorporé au 8e régiment de tirailleurs et est alors considéré par l’autorité militaire comme servant en Tunisie (ce qui n’était pas le cas auparavant). Il y reste jusqu’au 22 juin puis passe au 4e régiment de tirailleurs. Il est alors en poste au Maroc, dans la région de Taza dans l’étroit couloir qui assure la liaison avec l’Algérie, et qui ne subsiste que par une lutte continuelle.

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Il participe à l’implantation des postes de Toumzit, Beni-Oujjane, Touahar, Dejbej-Halib, Sidi-Mimoun, El-Mers et Sidi-Belkacem entre autres.

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Il reste au Maroc non pacifié jusqu’en 1919. Alexis Barthélémy est libéré le 8 mars 1919.
Il regagne alors Montceau-les-Mines où il s’éteindra en 1945.

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