Joseph Eugène PONCHON

Publié le Mis à jour le

Dernier enfant d’une famille de 6, il naît à Fiosson le samedi 23 avril 1881 à 6 heures du soir de Claude, scieur de long, (né lui même à Chabreyras le 14 avril 1833) et de Jeanne BRAVARD originaire du Buisson (où elle est née le 29 juin 1840). Marié le 14 septembre 1861à Echandelys, le couple donne naissance tout d’abord à Françoise Antoinette le 10 avril 1863 (qui va mourir à Fiosson en 1928), puis à Etienne le 4 juin 1865. (En se mariant avec Marie DUTOUR le 5 septembre 1896, Etienne va donner naissance à 3 enfants dont Marius François qui sera soldat en fin de guerre.) Arrivent ensuite Joseph Antoine le 19 avril 1868 (qui meurt le 2 avril 1896), Jean Marie le 15 octobre 1871 pour mourir moins de deux mois plus tard., puis Francisque le 4 juin 1877 (il sera aussi Soldat pendant la Première Guerre Mondiale). Leur père meurt le 27 avril 1894.
Eugène est incorporé au 42e RI de Belfort le 15 septembre 1902. Il mesure alors 1 m 63 et a des cheveux noirs. Ses yeux gris ornent un visage ovale, sans signe particulier. Il est libéré le 23 septembre 1905. Sa mère est morte dans l’intervalle, le 2 août 1903. Il fait des saisons de scieur de long dans le Jura en 1907 et 1908. Le 28 octobre 1909, il se marie à Saint-Genès-la-Tourette où il habitera définitivement avec Félicie Anastasie THOUNY. Il fait un dernier passage à Verdun en 1909, après son mariage, puis regagne définitivement Saint-Genès en juillet 1910.
Il accomplit deux périodes d’exercice au 92e RI de Clermont-Ferrand en 1909 et 1910.
Pour une raison inconnue, ce n’est pas ce régiment qu’il rejoint à la déclaration de la guerre, mais la 13e section d’infirmiers le 5 août 1914. Cette dernière gère tous les besoins sanitaires de la 13e armée et il est donc impossible de connaître sans renseignement plus précis les différentes affectations géographiques d’Eugène. Nous savons simplement qu’il est affecté à l’ambulance 16/13 le 4 novembre 1915. Pendant toute cette période, il est dans les zones de conflit, non loin du front ou directement au front. Pour une raison là encore inconnue, il est considéré comme à l’intérieur à partir du 16 janvier 1917. Il est ensuite hospitalisé à l’hôpital auxiliaire n°14 de Bordeaux (ancien dépôt de mendicité 95 rue Terre Nègre) pour une raison inconnue, puis transféré à l’hôpital auxiliaire n°201 (clinique Moure, chemin d’Arès).

CliniqueBordeaux.jpg

Ses problèmes de santé sont vraisemblablement en rapport avec des problèmes auditifs (hypoacousie bilatérale prédominant à gauche) qui seront ultérieurement indemnisés par un pension temporaire, puis définitive. Est-ce le souffle lié à l’explosion d’un obus à proximité ? Il n’est fait mention d’aucune blessure dans son dossier militaire. Il est démobilisé le 8 mars 1919 à l’âge de 37 ans.
Il se retire alors à Saint-Genès-la-Tourette où il décède en 1947.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s