Marius François PONCHON

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Il fait son entrée tardivement dans la guerre car il est né à Fiosson le lundi 1er août 1898 à 4 heures du matin. Son père, Etienne, scieur de long, y était né le 4 juin 1865. Deux frères cadets de son père, Francisque et Joseph Eugène seront aussi soldats pendant la Première Guerre Mondiale, le premier à l’intérieur, le second comme infirmier. La mère de Marius François, Marie DUTOUR, née à Parel le 7 juillet 1868 se marie avec Etienne à Echandelys le 5 septembre 1896. Jeanne Marie Antoinette naît alors le 12 juin 1897 à Fiosson. Après Marius François, c’est Françoise Jeanne Mélanie qui voit le jour en 1903.
En raison du besoin croissant de soldats pendant la guerre, Marius François passe sa visite d’incorporation en 1917. Il est alors agriculteur et est exempté pour faiblesse. Il mesure 1 m 67. Ses cheveux sont châtains et ses yeux marrons, ornant un visage ovale. L’année suivante, il est considéré apte au service armé.
Il est alors incorporé le 16 avril 1918 au 139e RI d’Aurillac. Il n’a certainement pas combattu, en raison de la période d’instruction nécessaire, avant mi août 1918. Son régiment se reforme alors après les rudes combats qu’il a mené dans le secteur de la Ferté-Milon, en arrêtant l’avancée allemande sur Paris. En septembre 1918, le régiment participe à l’action offensive américaine de réduction du saillant de Saint-Mihiel. Attaqué sur chaque face du saillant (par le sud par les Américains et par le nord et l’ouest par les Français), les Allemands se replient précipitamment et le 139e RI est le premier régiment qui entre dans la ville après 4 ans d’occupation.

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Continuant à coopérer avec l’armée américaine, le 139e RI termine la guerre dans le secteur de Verdun à proximité du bois des Caures, en prenant Beaumont-en-Verdunois, le bois Fays et le bois de la Wavrille. Les Allemands résistent avec ténacité et malgré les contre-attaques et les obus de tout calibre ainsi que les obus de gaz toxiques, les Français ne reculent pas.

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Le 11 novembre 1918, le 139e RI, au repos au camp de Moulin Brûlé, s’apprête à attaquer vers l’est lorsque l’armistice est signé.
Dès début décembre 1918, le régiment pénètre en Allemagne dans la région de Merzig. Fin décembre, il cantonne dans les faubourgs de Mayence où il passe la fin de l’année 1918.

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En janvier 1919, il faut route sur Königstein où il relève le 287e RI. Il reste dans la région de Mayence jusqu’au mois d’août 1919. Marius François passe alors le 5 août au 5e escadron du train, puis au 21e escadron du train le 1er janvier 1920. Peu de temps après, le 6 mars 1920, il est affecté au 172e RI de Belfort, qui est alors cantonné près de Kaiserlautern.

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Fin juillet 1920, son nouveau régiment part en partie et par rotations pour la camp de Bitche. Les 10, 11 et 12 septembre a lieu la fête du régiment. Pour l’occasion, le régiment réceptionne le drapeau du Royal Hesse Darmstadt en provenance du Musée de l’Armée. Le 13 septembre a lieu une excursion sur le Rhin, certainement aux environs de Mannheim. Le 11 novembre donne lieu à une prise d’armes en commémoration de l’armistice. Le 8 mars 1921, le 3e bataillon est rappelé d’urgence à Kaiserlautern pour une « opération à objectif limité ». S’est-il s’agit d’émeutes de la population civile allemande ou de la fermeture des cafés maures créés spécialement afin que les troupes coloniales d’occupation ne se mêlent à la population allemande ? Le 4 mai, le 1er bataillon est détaché à Worms pour la garde du territoire et des voies ferrées. Marius François n’y a pas participé car il était depuis le 23 mars 1921 au camp de Bitche et de là est affecté au 151e RI le 8 mai 1921. Il est démobilisé le 1er juillet 1921 et regagne alors Echandelys.
Après la guerre, il devient boulanger et habite à Egliseneuve-près-Billom en 1922, puis gagne la région parisienne à partir de 1925 (il habite tout d’abord 155 avenue de Versailles puis 4 rue Victorien Sardou à Paris, et enfin Billancourt au 191 rue Gallieni). En 1938, il est père de 4 enfants. Il meurt à Saffres en Côte-d’Or en 1974.

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