Léon LONGECHAL

Publié le Mis à jour le

C’est l’aîné et le seul garçon d’une famille de trois enfants, qui voit le jour au moulin de Géry le vendredi 27 juin 1879 à 7 heures du matin. Son père Benoît, propriétaire cultivateur, est né également au moulin de Géry le 6 avril 1853. Sa mère par contre, Anne MONTABRUN, est originaire du hameau de Pailhat, commune de Job, où elle est née le 8 février 1857. Après Léon, arrivent au monde deux filles, Marie Eugénie le 18 février 1881 puis Jeanne le 25 janvier 1885. Il faut par ailleurs noter que toutes deux vont se marier avec respectivement Antoine et Jean Marie Amédée REDON, vivants tous deux à Lyon mais nés à Aix-la-Fayette et vraisemblablement apparentés, et décéderont à Bourgoin-Jallieu en 1956 et 1969.
Léon est menuisier lors de son incorporation le 29 novembre 1900 au 13e régiment d’artillerie. Il mesure alors 1 m 70 et possède des cheveux châtains, de même que ses yeux. Il a un visage ovale, avec un nez fort et un menton rond, sans signe particulier.
Si les 2e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 11e et 12e batteries sont en garnison à Paris, en particulier à Vincennes, les 14e, 15e et 18e batteries sont à Constantine (Algérie) et les 16e, 17e et 21e batteries à Bizerte (Tunisie). Léon est alors affecté en Algérie où il arrive le 3 décembre 1900.

ConstantineArtillerie.jpg

Il quitte l’Algérie un an plus tard et passe le 6 décembre 1901 au 16e RA de Clermont-Ferrand (casernes Gribeauval et Desaix). Il est démobilisé le 24 septembre 1903.
Se retirant à Echandelys, il s’y marie le 12 septembre 1906 avec Anne Marie TOURDOT née à Lyon (3e arrondissement) le 2 mars 1881. Le couple va avoir 4 enfants : Marie Antoinette Simone, qui naît comme ses frère et sœurs au bourg le 19 août 1908, Edouard Antoine Honoré le 17 mai 1910, Maria Andréa le 29 février 1912, et Berthe Marie Suzanne le 4 juin 1913.
A la déclaration de la guerre, il arrive au bataillon d’artillerie à pied de Toulon le 7 août 1914, à l’âge de 35 ans. Il s’agit d’une unité destinée à servir les batteries de forteresse, non mobiles ou de batteries côtières comme en l’occurrence pour Léon. Les batteries du bataillon sont essentiellement situées à Toulon, à Porquerolles et à Marseille.

Porquerolles.jpg

Le 1er mars 1916, il est affecté au 10e RA à pied de Toulon. Malheureusement, aucun document disponible ne permet actuellement d’en retracer l’historique. Toutefois, il semblerait que les différentes batteries aient été relativement tôt enlevées et déplacées sur les différents fronts des opérations. Ne sachant pas à quelle batterie Léon était affecté, nous ne sommes pas en mesure de retracer son parcours. Il est ensuite alors affecté au 68e RA à pied. Comme le 69e RA à pied, il s’agit d’un régiment spécial, nouvellement formé à partir de différents régiments d’artillerie à pied, et utilisant des voies étroites de 0,60 mètre. Son utilisation est essentiellement réservée à la guerre de siège, permettant l’approvisionnement rapide et sans conséquence pour le réseau routier dans une armés où le camion automobile fait encore largement défaut. Avant la guerre, aucun corps de troupe n’était spécialement affecté au service de la voie de 0,60. Un réseau ferré existait dans chacune des quatre grandes places fortes de l’est, d’un développement moyen de 150 kilomètres. Il reliait les différents ouvrages extérieurs aux établissements principaux de la place; il était exploité pour un trafic extrêmement réduit par un personnel de mécaniciens et de chauffeurs appartenant à la compagnie d’ouvriers, rattachée au régiment d’artillerie à pied. Les ressources en matériel, au début de la guerre, se réduisent à la dotation des places fortes, c’est-à-dire, pour chaque place une centaine de kilomètres de voie en stock et environ 20 locomotives et 150 wagons. On décide de créer alors une batterie de construction, une batterie d’exploitation, puis une batterie de réparation, chargées de coordonner l’effort nécessaire à la mise en place du réseau. Le personnel nécessaire à ces batterie est demandé aux régiments d’artillerie à pied, en particulier les 10e et 11e. L’autonomie des ces batteries de voie de 0,60 est enfin réalisée par la création des 68e et 69e régiments chargés pour le premier de l’exploitation et de la réparation et pour le second de la construction.
C’est en 1915 que le service de la voie de 0,60 participe pour la première fois à la préparation d’une offensive de grande envergure. Cette offensive avait été décidée sur le front de Champagne. Dès le mois d’avril, les batteries sont réunies pour construction des lignes de ravitaillement du secteur d’attaque. Rattachées d’une part à la voie normale Saint-Hilaire-au-Temple-Mourmelon, d’autre part, aux voies normales n°4 et n°4 bis, les antennes se dirigent en un faisceau serré de lignes parallèles avec plusieurs transversales sur le front compris entre Prunay et Vienne-la-Ville. Pour la construction, les 10e ,13e et 14e batteries du 10e RAP sont sollicitées. Léon en fait certainement partie.

VienneravitaillementGare.jpg

Tout à fait novice dans le travail qui lui était commandé, peu homogène et à peine encadré, le personnel de construction réussit cependant à poser, d’avril à septembre 1915, un réseau de près de 200 kilomètres, avec les grils, gares et postes correspondants au trafic prévu. Formé dans le minimum de temps, le personnel de la traction assure, également dans des conditions satisfaisantes, le service de l’exploitation pendant la période de construction, puis pendant la préparation de l’attaque, en transportant jusqu’aux dépôts intermédiaires et jusqu’à certaines batteries la totalité de l’approvisionnement en munitions des pièces de gros calibre fixé à sept jours de feu. Les allemands, renseignés, bombarde quotidiennement les zones où il avait repéré des chantiers ou des cantonnements. La gare de Suippes, en particulier, où étaient stationnées les 2e et 3e batteries du 10e RAP. est en butte à des tirs systématiques pendant les mois d’août et de septembre 1915, faisant les premières victimes du service de la voie de 0,60. L’arrêt de l’offensive ne marque pas la fin du réseau de Champagne. Le front n’ayant pas été percé, à l’offensive succède une période de stabilisation qui coïncide avec une recrudescence d’activité pour le service des voies étroites. La plupart des lignes ayant été construites sans être ballastées, l’écoulement des eaux n’était pas assuré. Aussi, lorsque la saison pluvieuse transforme en une boue liquide les vastes étendues de Champagne, les lignes ne tardent pas à s’enliser et à devenir impraticables à toute exploitation. Tout le travail de l’été doit alors être repris. En six mois, le réseau de Champagne complètement remanié atteint un développement total de 388 kilomètres. Le tonnage transporté arrive au chiffre de 3.000 tonnes par jour et il représente les deux tiers des transports nécessaires à la IVe armée. Les sites sont régulièrement bombardés et les hommes paient un tribu relativement lourd pour des unités non combattantes.
Si l’ensemble du personnel a fait courageusement son devoir malgré les épreuves et les difficultés du travail, quelques batteries méritent cependant une mention spéciale. Ce sont, dans l’exploitation:
Les 1e et 2e batteries du 10e R. A. P., devenues respectivement 89e batterie du 10e R. A. P., puis 29e batterie du
68e R. A. P.
Et 82e batterie du 10e R. A. P., puis 22e batterie du 68e R. A. P. qui étaient stationnées à Suippe. et exploitaient les lignes des Wacques–Souain–La Poule-Maison Forestière;
Et la 12e batterie du 10e R. A. P., devenue 92e batterie du 10e R. A. P., puis 32e batterie du 68e R. A. P. qui desservait le secteur occupé par le 2e corps de cavalerie, et exploitait les lignes particulièrement dangereuses des Marquises, Prosnes, Prunay, en face des monts Cornillet. La proximité de l’ennemi ne permettait, sur ces lignes, qu’une circulation de nuit.
Dans la construction:
La 13e batterie du 10e R. A. P., devenue 63e batterie, du 10e R. A. P., puis 83e batterie du 11e R. A. P. et enfin 18e batterie du 69e R. A. P. Après avoir construit, pendant la préparation de l’offensive, la ligne Suippes–Maison Forestière–Canards, elle la prolongea sur le terrain gagné par Grande Clairière, La Poule, Elberfeld. Ce travail, effectué sur un sol entièrement défoncé et retourné par les obus, ne put être mené à bonne fin qu’au prix des plus grands efforts. (Historique succinct des unités de voie de 0.60 : 68e et 69e régiments d’artillerie pendant la guerre 1914-1918).
En 1916, le régiment est particulièrement sollicité pour l’offensive de la Somme, qui nécessite de nombreux et variés approvisionnements, alors que Verdun, curieusement, est relativement délaissé.
Les débuts d’organisation du secteur sont très laborieux par suite du manque d’approvisionnements de rails. Les commandes faites en Amérique subissent des retards de livraison; les stocks en France étant épuisés. On doit, pour alimenter les chantiers de pose, enlever une partie des réseaux des places fortes, réquisitionner des embranchements industriels, enfin, déposer les lignes à écartement d’un mètre. C’est ainsi que sur une même ligne, on trouve successivement du rail de 12 kilos ou de 15 kilos monté sur traverses en bois, des rails de 12 kilos sur traverses métalliques, puis des travées en rail de 9 kilos et 7,5 kilos.
Quand l’attaque est déclenchée le 29 juin 1916, le service de la voie de 0,60 est prêt à fonctionner: il assure le transport des munitions de gros calibre depuis les gares de transbordement de Cerisy, Les Buttes, Wiencourt jusqu’aux dépôts avancés. Le record est atteint le 6 juillet, par la 87e batterie du 10e RAP qui, sur la seule ligne de Cerisy-Bray-Cappy, arrive à transporter 1.500 tonnes de munitions.

Loco.jpg

Après la victoire, le travail n’en est pas pour autant terminé. Le commandement demande à la voie de 0,60 de pousser ses lignes sur le terrain où se continue la bataille, a savoir au nord et au sud de la Somme. Sur la rive droite, il s’agit de prolonger dans la région de Combles–Maurepas les antennes qui aboutissaient à Bray et à Maricourt. Sur la rive gauche, les lignes arrêtées à Cappy, Fay et Lihons, doivent se ramifier jusqu’à Feuillères, Flaucourt, Assevillers, Vermandovillers. Le problème est particulièrement ardu, à la fois par l’état du terrain et par son insécurité. Le tableau du paysage lunaire, façonné par la bataille, oblige la voie de 0,60 à serpenter au milieu de trous d’obus et d’entonnoirs et la zone, entièrement découverte, ne cesse d’être battue par les tirs de l’artillerie ennemie. Sept batteries de construction viennent, au mois de septembre 1916, camper sur le plateau de Maricourt pour entreprendre cette tâche. Les canonniers doivent travailler sur des chantiers distants de 10 à 12 kilomètres de leur bivouac et exposés au feu de l’ennemi. La tâche du jour détruite pendant la nuit par les obus ou par la circulation des troupes est à recommencer le lendemain. Mais à partir de Maricourt et de Frise, il n’existe plus une seule route praticable aux camions, les chemins étant transformés en pistes fangeuses où les fourgons mêmes s’enlisent jusqu’aux moyeux. La voie de 0,60 est la seule solution d’approvisionnement, indispensable au maintient de la IVe armée dans les zones qu’elle vient de conquérir.
La construction des voies ferrées est poursuivie dans ces conditions jusqu’en janvier 1917 et lorsque la zone est reprise par l’armée britannique, les antennes atteignent respectivement Sailly-Saillisel, le bois de Saint-Pierre-Wast et Bouchavesnes. Tandis que ces travaux s’exécutent au nord de la Somme d’autres batteries complétent le réseau au sud de la rivière en direction de Péronne et de Chaulnes où elles rencontrent les mêmes difficultés dans un terrain bouleversé et en vue de l’ennemi mais arrivent en janvier 1917 jusqu’au bois du Chapitre, Flaucourt et Belloy en face de Péronne, jusqu’à Berny, Vermandovillers et Ghilly, en face de Chaulnes, enfin jusqu’au Quesnoy, Pôpincourt, Tilloloy et le bois des Loges, en face de Roye.
Les victimes sont nombreuses, en particulier sur les lignes du Forest et de Bouchavesnes, pour ces hommes relativement âgés et pères de famille et pour lesquels les risques sont parfois presque ceux du front. En novembre et décembre 1916, les équipes de travailleurs ramènent quotidiennement les corps de quelques-uns de leurs camarades frappés sur le chantier. Le nombre des tués, tant dans les unités de 0,60 que dans les unités d’auxiliaires, s’élève à 88 et le nombre des blessés à 231. De décembre 1916 à mars 1917, l’armée française évacue peu à peu le secteur de la Somme, repris par l’armée britannique. Les batteries de construction sont retirées les premières; mais l’exploitation continue a être assurée par des batteries françaises qui restent à la disposition du commandement britannique jusqu’au recul allemand du mois de mars.
C’est pendant l’année 1917 que le service de la voie de 0,60 a à déployer le maximum d’efforts et qu’il atteint son apogée : réparations de l’offensive de l’Aisne; création du réseau de l’Oise; équipement des secteurs des VIe , Xe, Ve, IIe, VIIIe et VIIe armées; préparation de l’offensive franco-britannique dans les Flandres. Toutefois, nous ne pouvons connaître l’affectation de Léon à cette période. Mais tous les noms célèbres pour leurs combats reviennent ; la Chaulme, la Malmaison, la cote 304 et le Mort-Homme, Béthencourt ainsi que tant d’autres …
Le 6 janvier 1918, Léon est affecté au 47e RAC. Rapidement, le 1er mars 1918, il passe au 13e RAC (pratiquement à la même période que Jean Paul CHOMETON de Lospeux) stationné à Paris et Vincennes alors au repos dans la région de Faremoutiers. Le 22 mars 1918 à midi, le régiment part pour contrer la grande offensive déclenchée par les Allemands. Il passe par Senlis, Compiègne, Clermont pour atteindre Noyon le 24 mars. La pression allemande est telle que les troupes françaises fléchissent. Le 26 mars 1916 à 13 heures, les Allemands lancent sur toute la ligne une attaque furieuse, faisant principalement effort au nord de Suzoy et sur le mont Renaud, position de grosse importance dominant la route de Compiègne. Ils réussissent à prendre pied sur le mont Renaud et commencent à en descendre les pentes sud malgré la résistance du 57e R. I. et la violence de nos barrages. La situation devient très critique quand, tout à coup, les signaux optiques demandent l’allongement de notre tir. Le 57e dans un retour offensif magnifique, balaie le sommet du mont Renaud et rejette les Allemands sur les pentes nord. Toutes les attaques ennemies qui se renouvellent jusqu’au soir sur le mont Renaud sont fauchées par nos tirs de barrage et par les mitrailleuses. Le 123e R. I. a, lui aussi, tenu victorieusement. Cette journée du 26, au cours de laquelle les Allemands se sont heurtés à une résistance farouche, marque, dans le développement de la bataille, le début d’une phase nouvelle. Malgré la violence de la poussée et les pertes que nous avions subies, la ligne que la 9e division, appuyée par le 13e, avait à défendre était intégralement maintenue. (Historique du 13e Régiment d’artillerie de campagne pendant la guerre 1914-1918 Imprimerie Berger-Levrault Paris). La situation se stabilise et début avril le Mont Renaud est repris.

MontRenaud

Le régiment est relevé dans la nuit du 6 au 7 et s’embarque, le 7, aux gares de Vannoise, Betz et Crépy-en-Valois. Au cours de cet embarquement, les 8e et 9e batteries sont prises sous un bombardement d’avions qui leur occasionne des pertes sérieuses.
Le régiment part alors en Alsace où il occupe la partie alors allemande de la province, vers Altkirch, au sud de Mulhouse.
Le mois d’avril, pluvieux et froid, s’est passé sans fait notable. Les deux artilleries se sont montrées peu actives. De notre côté, les batteries ont exécuté des réglages, des tirs de harcèlement, des écoles à feu avec explosifs fusants. Cette période fut néanmoins très pénible. La pluie ou la neige n’ont cessé de tomber, transformant le terrain en marécage. Les abris et les casemates sont envahis par l’eau qu’il faut pomper jour et nuit. Les travaux d’aménagement ou d’entretien sont, dans ces conditions, très difficiles à exécuter. Pourtant, toutes les ressources de l’imagination sont mises à profit pour mener à bien la tâche d’organisation nouvelle du secteur qui incombe au régiment. La pluie a rendu les abords de certaines positions, au Kunenberg par exemple, tellement impraticables qu’il ne faut pas songer à y amener des voitures, et les ravitaillements, vivres, munitions et matériaux se font sur des traîneaux formés de grandes tôles cintrées que tirent péniblement des chevaux enfoncés dans la boue jusqu’aux jarrets.
C’est à cette époque aussi que commence à sévir dans le régiment une épidémie qu’on appelle du nom vague de grippe espagnole, dont les origines sont mal déterminées mais dont les effets sont identiques chez tous les sujets atteints. Les canonniers, mis en état de moindre résistance par les derniers combats de Noyon, par des travaux de terrassement très pénibles et surtout par le mauvais temps continuel, sont frappés les uns après les autres. Beaucoup deviennent indisponibles. (Historique du 13e Régiment d’artillerie de campagne pendant la guerre 1914-1918 Imprimerie Berger-Levrault Paris). L’activité reprend modérément pendant les mois de mai et juin 1918.
De repos pendant les 10 premiers jours de juillet, il est ensuite dirigé en Champagne, dans l’est de la Montagne de Reims où les combats font rage. Il y reste pendant une quinzaine de jours pour rejoindre les champs de bataille situés entre la Marne et la Vesle, à l’ouest de Reims, où venait d’avoir lieu une offensive allemande. Progressivement jusqu’à la fin septembre, les troupes françaises grignotent le terrain. Malheureusement, Léon ne va pas le voir. A une date indéterminée, il est transféré à l’hôpital auxiliaire n°10 de Brétigny-sur-Orge où il meurt le lundi 2 septembre 1918 à 1 h du matin d’une maladie contractée en service compliquée de la grippe espagnole qui fait déjà des ravages.

HopAux10Brétigny.jpg

Il avait 39 ans et laisse 4 orphelins âgés de 10, 8, 6 et 5 ans. Tous ses enfants seront adoptés par la Nation le 17 novembre 1920.

Samedi, 1er juillet, a eu lieu la réinhumation du soldat Longechal Léon, mort pour la France, à l’hôpital de Brétigny-su-Orge, le 1er septembre 1918. Une foule nombreuse de parents et d’amis avait tenu à accompagner à sa dernière demeure ce brave soldat. La compagnie des sapeurs-pompiers, dont le malheureux poilu avait été le chef, ainsi qu’une délégation de la subdivision de Fournols, encadraient le cercueil qui disparaissait sous les fleurs et les couronnes. Au cimetière, M. Recoque prit la parole, au nom de la compagnie d’Echandelys et de la subdivision de Fournols. Il retraça, en termes émus, la vie civile et militaire du défunt, lui dit un dernier adieu et adressa à sa veuve désolée et à ses quatre enfants les plus sincères condoléances. (Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 10 juillet 1922)

Sa femme Anne Marie TOURDOT s’éteindra à Echandelys en 1959.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s