Marcel Jean DESUSCLADE

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CroixGuerre
Dernier enfant d’une famille de 6 garçons, il naît au moulin de Géry le vendredi 20 janvier 1895 à 3 h du matin. Son père Alexandre, cultivateur puis cantonnier, y était né le 15 mai 1859. Il s’était marié avec Anna COUDEYRAS (née à Tirevache commune de Chambon-sur-Dolore le 14 mai 1860) à Echandelys le 13 septembre 1884. Le couple donne tout d’abord naissance à Jean Antoine le 5 mars 1886 puis Damien Louis le 9 octobre 1887 et Jean Pierre Antoine le 4 avril 1890. Jules Marius, né le 17 juin 1891 meurt un mois plus tard. Enfin, avant Marcel Jean, naît Blaise Marc Adolphe le 1er mars 1893. Tous les cinq garçons vivants feront la Première Guerre Mondiale. Quatre vont en mourir, soit tués à l’ennemi, soit morts des conditions de vie et de maladie occasionnée par la guerre.
Marcel est agriculteur lors de sa visite d’incorporation. Il mesure 1 m 57 et possède des cheveux châtain moyen. Ses yeux jaune verdâtre éclairent un visage large, avec un front rond et une bouche large. Il est affecté au 50e RI de Périgueux où il arrive le 16 décembre 1914. Il y bénéficie d’une période d’instruction et passe au 401e RI constitué d’avril à septembre 1915 au camp de la Courtine. Totalement constitué le 14 mai, il débarque à Meximieux le 14 mai 1915 et y commence sa période d’instruction, dans le camp de la Valbonne. Il le quitte le 27 août et arrive pour la première fois dans la zone des armées le 2 septembre, à Neuilly-sous-Clermont dans l’Oise. Il y parfait son instruction, tout d’abord en vue de la guerre de tranchées, puis en vue d’une offensive fin septembre, on distribue aux troupes la brochure du capitaine Lafargue sur l’attaque (Étude sur l’attaque dans la période actuelle de la guerre, impressions d’un commandant de compagnie). Le 25 septembre 1915, le régiment, alerté, se porte à Saint-Hilaire-le-Grand.

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Régiment d’exploitation, il s’engage dans les tranchées d’où sont parties les premières vagues de l’attaque. Casques et masques sont distribués pour la première fois. L’offensive est suspendue en raison de défenses ennemies situées à contre-pente et non atteinte par l’artillerie. Le 401e RI relève alors les 44e et 60e RI décimés par l’attaque. Il se fortifie dans sa nouvelle position et en organise la défense jusqu’à sa propre relève le 10 octobre 1915. Placé en réserve d’armée, il occupe des vestiges de bois détruits par l’artillerie ennemie ainsi que d’anciennes tranchées allemandes (cote 105, bois B, bois Sabot, bois Raquette, ferme des Waqcues…). Progressivement, le secteur de Champagne se stabilise.

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Relevé début octobre, le 401e RI arrive le 12 octobre à Belfort. Pendant 2 semaines, il est au repos et à l’instruction à Montbéliard. Les cadres sont complétés et les renforts arrivent. Le 1er novembre 1915, il tient le secteur Ammerzwiller – Balschwiller, en avant de Mulhouse. Il travaille à son organisation en créant en particulier des abris profonds, en sécurité, mais fait aussi une guerre de patrouilles visant à reconnaître l’organisation ennemie. Le 15 décembre, il se dirige par étapes vers Belfort, Vézelois et arrive à Delle, à la frontière suisse, afin de fortifier la frontière face à la trouée de Porrentruy, passage toujours possible de l’armée allemande. Il y travaille à la réalisation d’ouvrages de flanquement dissimulés.

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Un mois plus tard, il relève le 30e RI dans le secteur d’Ammerzwiller, pratiquement au même endroit qu’en novembre et décembre 1915. En février 1916, la bataille de Verdun faisant rage, le 1er bataillon du 401e RI est détaché pour relever et seconder un bataillon du 402e RI. En Alsace, au sein du régiment, est créée une compagnie franche permettant d’augmenter la pression sur les tranchées allemandes. Plusieurs actions sont menées au cours des mois suivants, augmentant la liste des morts du régiment. Le 14 juillet 1916 est l’occasion de réjouissances et la musique vient jouer dans les tranchées de Balschwiller. Fin juillet, le régiment est relevé et quitte l’Alsace pour le camp de l’Arche où il bénéficie d’une période d’instruction qui l’initie aux nouveaux procédés de combat et à l’emploi des nouvelles armes de l’infanterie.
Le 12 septembre 1916, le 401e RI se rend à Verdun pour occuper le ravin des Fontaines et le secteur de Vaux-Chapitre, au pied du fort de Souville. Le terrain est totalement dévasté par les actions récentes, l’inconfort étant accentué par le temps qui le rend détrempé et boueux ainsi que par les nombreux tirs de barrage allemands. Il y creuse des tranchées qui seront des parallèles de départ en vue des futures attaques. Il part au repos après 12 jours dans la région de Neuville-en-Verdunois et s’entraîne sur des terrains lui rappelant la région de Vaux-Chapitre. Le 21 octobre 1916, il part afin de remonter en ligne. L’action est prévue pour le 24 octobre à 11 h 40. Un brouillard épais jusqu’à 14 h facilite l’effet de surprise.

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Partant du saillant de Montbrison, afin de prendre la partie nord des tranchées de Montbrison, de Wesel et de Lecourt. A la tombée de la nuit, les objectifs sont atteints au prix de 29 tués et 91 blessés. Le régiment fait plus de 800 prisonniers valides et prend 30 mitrailleuses et 15 gros minenwerfer. Marcel est cité à l’ordre de la division (n°44 du 5 novembre 1916) : du 24 au 29 octobre, a fait preuve de courage et d’énergie dans l’accomplissement de ses fonctions d’agent de liaison – blessé, n’a pas voulu se faire évacuer. Il est décidé le lendemain de poursuivre l’attaque. L’ordre étant donné trop tard, le régiment ne peut monter en position de combat et l’attaque est stoppée. A partir de midi, le 25 octobre, l’artillerie allemande bombarde les positions. Elle fait ce seul jour 22 tués et 79 blessés. Le 26 octobre, il soutient la 74e DI, à droite, qui fait mouvement sur le fort de Vaux. Il empêche les Allemands venant du ravin du bois Fumin de se porter en renfort en portant des mitrailleuses en avant. Alerté qu’une contre-attaque allemande se prépare, il a le temps de prendre ses dispositions pour la faire échouer. Il est enfin relevé dans la nuit du 28 au 29, relève difficile en raison d’un violent bombardement. Il a perdu pendant ces quelques jours 116 tués et 299 blessés. Le 6 novembre, le Président de la République vient, lors d’une fête donnée en l’honneur des vainqueurs de Verdun, décorer deux officiers et accrocher la Croix de Guerre au drapeau du régiment. En repos à Fains (à l’ouest de Bar-le-duc), il est mis à l’entraînement après avoir complété ses cadres et intégré des renforts. Il doit participer à l’offensive prévue début décembre afin de reporter la ligne de défense française de l’ouvrage de Bezonvaux au ravin de Vaux, en bordure est des Hauts de Meuse, en balcon sur la Woëvre. Les hommes travaillent à la fois sur un plan en relief de la région de Verdun et sur un terrain d’ensemble dont la configuration est proche de celle du futur champ de bataille. Le 11 décembre 1916, le régiment quitte Bar-le-Duc. D’abord prévue pour le 14, l’attaque est remise au 15 en raison du mauvais temps. Dès le départ, un tir de contre-préparation fait 11 tués et 25 blessés. L’attaque est déclenchée à 10 heures. Les fantassins avancent de 100 m toutes les 4 minutes. Les tranchées de Ratisbonne, de Galicie et de Kopal sont rapidement prises. Les camps de Coblentz et de Brême sont pris et nettoyés. A 15 h, tous les objectifs sont atteints. Les conditions sont plus difficiles qu’en octobre : l’artillerie allemande a été plus efficace, aidée par l’aviation allemande, seule en vol pendant l’attaque, et par des Allemands qui n’avaient pas été atteints par les tirs d’artillerie française. La journée a vu 41 soldats français tomber, 155 ont été blessés et 44 sont portés disparus. Le 401e RI a fait 700 prisonniers, a mis hors service 11 canons, pris 8 mitrailleuses en bon état dont 3 sont réutilisées dans la partie reconquise, 12 téléphone, mais surtout plusieurs tubes de sérum contre la gangrène gazeuse, nouvelle invention allemande qui intéressait au plus haut point le Service de Santé des Armées. Relevé dans la nuit du 18 au 19 décembre 1916, le régiment repart à Fains. Début 1917, il remonte en ligne pour quelques semaines puis quitte définitivement Verdun. Il se réorganise à Ponthion. Les 1er et 2e bataillons sont détachées aux usines de Marnaval et leur fournissent des travailleurs pour la fabrication des munitions de guerre. Le 3e bataillon se porte au camp de Châlons. Complètement reformé, il gagne Château-thieery, puis descend la vallée de la Marne et arrive enfin à Mont-Notre-Dame dont il occupe les immenses grottes.

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Le 13 avril 1916, le régiment quitte ses cantonnements pour Longueval. Une attaque est prévue sue le Chemin des Dames. Dans la nuit du 15 au 16, il s’achemine dans ses tranchées de départ, entre Vendresse et Troyon. Il est en 2e ligne. Le 418e RI, en, première ligne, subit de grosses pertes et ne parvient pas à progresser. Une partie du 401e RI le renforce alors, puis le relève en totalité le 20 avril. Une autre attaque est programmée le 5 mai sur Cerny. Le 401e RI conquiert le boyau du Foc et les abords du village. Le lendemain, il commence à organiser le terrain conquis. Relevé le 8, il est mis au repos à Pargny puis à Bergues.
Monté par étapes en Belgique, il monte la garde sur le front de mer, de la Panne à Nieuport. Le 1er juin 1917, il quitte la côte et gagne Wahren puis West-Vleteren. Il aménage des dépôts de munitions, des emplacements de batterie et améliore les liaisons téléphoniques. Le 28 juillet, il relève le 73e RIT dans le secteur Roeninghe – Noordschoote. Il prépare et participe partiellement à la prise de la presqu’île de Poesele du 16 août. Le lendemain, il part pour les environs de Calais (Frethun et Coquelles). Jusqu’au 12 septembre, il se réorganise et suit des entraînements et des cours d’instruction.
Il repart ensuite en Belgique et monte le 24 septembre dans le secteur de Bruet, au nord de Bixschoote pour faire connaissance avec le terrain. Les patrouilles sont l’occasion de nombreux accrochages. Mis au repos quelques jours en prévision de l’attaque, il s’installe le 25 octobre 1917sur ses positions de départ. Les pluies ont détrempé le terrain qui ne forme plus qu’un vaste marécage. Les trous d’obus, transformés en mare, sont un danger constant. Le Cowerbeck, grossi par les pluies, possède des berges impraticables, même si 6 passerelles ont été jetées par le Génie. La ferme de Poitiers est dépassée et nettoyée de ses nids de mitrailleuses. La tranchée du Tour et le carrefour de la Buse sont atteints. Le Lendemain, la progression permet d’atteindre le centre de résistance de Kloostermolen qui est pris en fin de journée. Le 27 octobre, commence l’organisation du terrain conquis.

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Jusqu’au 4 novembre 1917, il tient dans des trous d’obus disséminés dans la zone marécageuse du Draïbank, péniblement ravitaillé par des corvées obligées de passer sur de zones de caillebotis, continuellement bombardé, avec des pertes presque aussi élevées que celles de l’assaut.
Dès la relève, alors que le 401e RI cantonne dans la région de Hoymille, Marcel est évacué le 8 novembre 1917 pour maladie à l’hôpital temporaire n°78 d’Amiens (ancien pensionnat désaffecté situé 38 rue Lavalard) jusqu’au 25 novembre.

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Entre temps, il passe à la 8e compagnie du Centre d’Instruction Divisionnaire. Itinérants, ces centres sont chargés de l’instruction avant intégration des renforts destinés au front, après leur passage au dépôt régimentaire. Arrivé au centre le 12 décembre 1917, il y reste jusqu’au 25 janvier 1918, date à laquelle il est affecté au 2e bataillon. Son régiment occupe alors le secteur du Polder dans la région de Nieuport, où il était quelques mois plus tôt. Les contacts sont permanents lors des patrouilles et les bombardements d’obus toxiques fréquents. Le 10 février, le 401e RI est relevé et retourne au repos vers Bergues et Hoymille. Entre temps, Marcel est passé à la 5e compagnie.
Le 26 février 1918, il se porte dans la région de Ghyvelde et y effectue des travaux de 2e position. Le 20 mars, regroupé à Quaëdype, il reprend l’instruction, conservant sa mission de troupe de réserve. Alerté le 25 mars d’une offensive allemande, il est emmené par voie ferrée le 26 et débarque dans la Somme à Boves et Moreuil. Il est chargé de tenir la ligne de résistance entre Caix et le Quesnel. Le 2 mars, les Allemands attaquent. Les Anglais décrochent, fragilisant les flancs du 401e RI. Il doit se replier sur Beaucourt et Fresnoy. Il perd 250 hommes au cours de cette journée. Le lendemain, reformé sur la ligne cimetière de Courcelles – Mézières, il subit l’attaque allemande sur Mézières, ce qui rend à nouveau vulnérable son flanc droit. Il faut à nouveau se replier. Il résiste le 30 mars, réussissant un progression de 500 m, mais la situation est critique en raison de l’épuisement des soldats ainsi que de la largeur du front (4 km). Le 31, les Allemands, après une préparation d’artillerie, progressent en enlevant Démuin et la cote 104. Il faut à nouveau se replier sur Hourges et Thennes où il est enfin relevé.

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Embarqué le 11 avril, il regagne les Flandres. Débarqué à Dunkerque, il est mis à la disposition de l’armée britannique et mis en soutient du front anglais devant Méteren pris par les Allemands le 16 avril. Il gagne ensuite la région des Monts et y organise les défenses et réalise des coups de main afin de tenir l’ennemi, dont l’activité se concentre à Locre, en haleine. Le 4 mai, il participe à une attaque en vue d’occuper quelques fermes en direction de Bailleul. Immédiatement coupé de ses arrières par un bombardement allemand, il doit de plus repousser plusieurs contre-attaques allemandes. Il doit décrocher pendant la nuit. Relevé dans la nuit du 7 au 8 mai, il est affaibli par de multiples cas de grippe. Après 50 heures en chemin de fer, il arrive en Alsace à Montreux-Château. En raison de la foudroyante offensive allemande du 27 mai 1918, il arrive le 3 juin à la Ferté-sous-Jouarre. Il organise alors la défense du front Saint-Aulde – Cocherel. L’attaque allemande sur Montdidier entraîne son enlèvement en camions. Il arrive ) Cressonsacq le 11 juin au matin. Du 12 au 21, il organise les défenses de 2e position. Puis il passe en 1e ligne, disposé en profondeur selon les nouvelles méthodes de combat. Il tient le secteur du moulin de Tricot.

MoulinTricot

Les patrouilles sont l’occasion de nombreux accrochages, permettant de ramener régulièrement des prisonniers. Une attaque est alors prévue pour le 9 août. Le 401e RI doit s’emparer du Frestoy, de Vaux, et de placer des avant-postes en lisière est du bois de l’Hirondelle. Les Allemands surveillent à l’aide de nombreux avions et ballons alors que l’aviation française est particulièrement absente. Ils pratiquent alors de nombreux tirs de barrage, entraînant de nombreuses pertes lors de la mise en place. 20 mn plus tard, le Frestoy est enlevé. A 17 h 20, le bois de l’Hirondelle est atteint. De nombreux prisonniers ainsi que du matériel en grand nombre ont été saisis mais 300 hommes du 401e RI ont été mis hors de combat. Le lendemain, en raison du retrait partiel des Allemands, le 401e RI se porte un peu plus en avant. Il est ensuite mis en réserve. Le 14 août, le 3e bataillon est mis à la disposition du 321e RI. Il est bombardé par obus asphyxiants qui lui occasionnent de multiples pertes. Le 1er bataillon, quant à lui, est désigné pour soutenir le 15e groupe qui attaque Beuvraignes. Il doit repousser plusieurs contre-attaques allemandes malgré un manque de munitions, de grenades en particulier. Repoussés, les Allemands commencent alors un bombardement de minen de 77. Le 401e RI est relevé en entier dans la nuit du 22 au 23 août 1918. Il a perdu 300 hommes.
Après quelques jours de repos, il est a nouveau engagé pour la prise de Saint-Quentin. Le 16 septembre au matin, il se positionne sur Fontaine-les-Clercs, Fluquières et Happencourt. Une compagnie et une section de mitrailleuses sont détachées sur la rive droite de la Somme. Le 17 septembre, il a pour mission d’appuyer une attaque anglaise au nord de Saint-Quentin. Rapidement, Fontaine-les-Clercs est prise, alors le bataillon chargé de progressé au niveau de l’épine de Dallon est pris de flancs par des tirs de mitrailleuses. De plus, en raison du brouillard et de la pluie, l’axe de marché des bataillons est variable, créant des vides. De 11 h à 16, le régiment, en difficulté, n’avance plus. Le 102e BCP, co-acteur de l’attaque ayant atteint ses objectifs, l’ordre est donné au 401e RI de prendre ses objectifs, aidé par un peloton du 321e RI. En raison de ses pertes, il ne parvient toutefois plus à avancer. La consolidation , prévue pour le lendemain, est abandonnée. Les préliminaires sont repris le 24 septembre. Les combats sont âpres et indécis jusqu’au 25. Dallon et sont épine finissent par être pris. Ils sont aussitôt bombardés par les Allemands. Les jours suivants, des détachements maintiennent la pression sur les Allemands, parfois au prix de lourdes pertes (23 tués et 43 blessés le 29 septembre). Le 1er octobre 1918, Oestres est prise. Le 401e RI passe sur la rive sud de la Somme et se porte à Gauchy et Grugies. Le 2, la poursuite reprend La ligne de la Biette (tranchée Hindenbourg) est rapidement dépassée. Le lendemain, il est décidé d’attaquer Harly et l’usine Daltroff où les Allemands se sont retranchés.

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A 17 h 30, l’assaut est donné. Le 2e bataillon prend la tranchée du Lac, puis celle des Dames, mais s’arrête devant une contre-attaque allemande virulente. Plus au nord, le 3e bataillon rencontre des mitrailleuses installées dans le talus du chemin de fer et attaque les vagues d’assaut de front et de flanc. Le 2e bataillon, placé en flèche, voit ses flancs menacés.

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C’est au cours de cette journée du 3 octobre que Marcel est blessé et évacué. Il est nommé à nouveau à la 8e compagnie du CID le lendemain, jour malheureusement de son décès à l’ambulance 7/13 à Hattencourt dans la Somme, des suites de ses blessures. Il avait 23 ans.

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Echandelys.- Réinhumation.- Le 26 mars, à 10 heures, a eu lieu la réinhumation de deux enfants de la commune, tombés glorieusement au champ d’honneur pendant la grande guerre : les soldats Ponchon Félix, classe 1913, et Désusclade Marcel, classe 1915. Les deux cercueils avaient été ramenés la veille au pays natal. La cérémonie, quoique d’une grande simplicité a revêtu un caractère touchant. La presque totalité de la commune avait tenu à accompagner à leur dernière demeure ces deux héros et s’associer au deuil des deux familles. – (Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 30 mars 1921)

Marcel repose donc dans le cimetière communal.

Une réflexion au sujet de « Marcel Jean DESUSCLADE »

    Félix Jean Marie PONCHON « Echandelys et la Grande Guerre a dit:
    21 décembre 2018 à 16 h 26 min

    […] au champ d’honneur pendant la grande guerre : les soldats Ponchon Félix, classe 1913, et Désusclade Marcel, classe 1915. Les deux cercueils avaient été ramenés la veille au pays natal. La cérémonie, […]

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