Baptiste Marius MENU(T)

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Dernier enfant d’une famille de 5, il naît à la Bournerie (Condat-lès-Montboissier) le vendredi 25 octobre 1889 à 6 heures du matin d’Annet (né à la Faye d’Echandelys le 10 avril 1852) et de Marie MAISONNEUVE de Cunlhat (où elle serait née vers 1857). Ses parents se sont mariés à Cunlhat le 28 octobre 1876 et donnent naissance tout d’abord à Jean Baptiste 25 juin 1878, qui va mourir au cours de la Première Guerre Mondiale. Métayers à la Bournerie, ils donnent ensuite naissance à Joséphine Antoinette le 2 janvier 1880, puis à François Marie le 9 janvier 1882 (qui va mourir le 14 mai 1894), à Jeanne Joséphine le 17 septembre 1884, à Marie Julie le 25 février 1886. Le 18 juillet 1890, alors que Baptiste Marius n’a qu’un an, leur père meurt. La famille quitte alors la Bournerie et part s’installer à la Faye à Echandelys.
Lors de sa visite d’incorporation, Baptiste Marius possède des cheveux châtains et des yeux marrons, avec un front moyen, un visage allongé et une bouche moyenne. Il est agriculteur et mesure 1 m 55. Il est ajourné en 1910 pour faiblesse irrémédiable.
Le 27 novembre 1914, le conseil de révision de Clermont-Ferrand, comme son frère 15 jours plus tôt, le déclare apte au service armé. Son frère aîné étant marié depuis 1901, la situation familiale n’est alors pas brillante :

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Il est incorporé au 86e RI du Puy-en-Velay le 18 février 1915 à l’âge de 25 ans. Rapidement, il passe la 2 mars 1915 au 60e RI de Besançon. Compte tenu de sa période d’instruction, il ne monte certainement au front qu’en juin 1915 losqu’il passe au 160e RI de Toul. Il rejoint son nouveau régiment alors que celui-ci est en Artois. Après plusieurs attaques sur les contreforts des collines, il est au repos à Baudricourt puis à Izel-les-Hameaux. Le 15 juin, il est en réserve lors d’une attaque vers le chemin des Moulins et la cote 105. Il organise ensuite les positions conquises.
Du 16 juillet au 26 août 1915, le 160e RI se réorganise en Lorraine, dans la région de Bayon. Il embarque ensuite pour la Champagne. Cantonnant d’abord dans les bois d’Herpont et à Somme-Bionne, il gagne le 8 septembre les abris du ravin de Marson. Il s’agit d’aménager le secteur de Beauséjour en vue d’une grande attaque d’automne. Après avoir creusés les parallèles avancés sous un balayage interminable de mitrailleuses allemandes, il se repose 4 jours, puis relève le 156e RI dans le secteur du Fortin et du Fer de Lance. La préparation d’artillerie a commencé. Le 25 septembre à 9 15, l’assaut est donné. La première ligne allemande est rapidement enlevée, mais les mitrailleuses ennemies, prenant en particulier l’attaque de flanc, provoquent de lourdes pertes. Les rares soldats ayant atteint la 2e ligne allemande sont cernés de toute part.

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A la droite de l’attaque toutefois, le bataillon Tessier arrive à la 3e ligne et enlève la partie est du Fortin de Beauséjour. La position est fortement organisée par les Allemands avec sapes, mines et abris profonds de plus de 15 m, reliés par des galeries Un bataillon entier y est cantonné.

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La progression continue sur Ripont. Les soldats sont presque à 4 km de leur point de départ.

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C’est à ce moment que les Allemands contre-attaquent, obligeant à un repli partiel. C’est lors de cette bataille que Baptiste Marius a été retrouvé à Ripont atteint d’une plaie par balle non pénétrante à la région sus-claviculaire gauche. Nous ne savons ni ou ni pendant combien de temps il a été soigné. Il a toutefois été proposé, lors de son passage à la commission sanitaire de Nevers le 26 avril 1916, à un changement d’arme (pour l’artillerie) en raison des séquelles de sa blessure qui avait entraîné en outre une fracture de la clavicule. C’est chose faite lorsqu’il passe le 16 mai 1916 au 1er RAC de Bourges. Il ne se retrouve au front que le 10 octobre 1916, délai nécessaire à sa formation.
Son régiment, après des mois de lutte à Verdun, est au repos de septembre à novembre 1916 dans les environs de Nancy, ce qui laisse à Baptiste Marius le temps de s’intégrer dans son unité. Toutefois, en contradiction avec l’Historique du 1er RAC, il devait être déjà dans la Somme dès la mi-novembre 1916 car Baptiste Marius y est blessé à l’épaule gauche à la position de Frégicourt (commune de Combles) le 14 novembre 1916. Ses deux blessures feront l’objet d’une citation à l’ordre de l’AD n°217 le 29 juin 1917 : excellent soldat modèle de bravoure et de sang-froid. Deux fois blessé. Le froid y est intense et les bombardements incessants, de jour comme de nuit. De janvier à mars 1917, le 1er RAC occupe un secteur assez agité dans la région du Four de Paris (forêt d’Argonne).
Puis le 3 avril 1917, il est désigné pour prendre part à l’offensive en Champagne. Ses batteries sont échelonnées sur la rive droite de la Vesle, au nord du ruisseau de Prosne, à proximité des villages de Vez et Thuizy. Exposées aux vues des observatoires du mont Cornillet et du fort de Nogent-l’Abbesse, elles sont soumises à d’effroyables bombardement de destruction. Les munitions sautent et les positions sont transformées en brasiers. Malgré tout, le régiment parvient à assurer les barrages roulants, tant avant que pendant l’attaque du 17 avril 1917. Après quelques jours de repos, il tient le secteur moins agité de Moulainville et Haudiomont où il reste jusqu’au mois de juillet 1917.
Il part alors dans le secteur de Maison-de-Champagne et Massiges pendant un an. Le secteur est constamment agité par des coups de main qu’il faut appuyer ou repousser, nécessitant déplacements incessants et travaux fréquents.

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Baptiste Marius passe au 320e RAL le 1er mars 1918. Initialement, nous ne savons pas à quel groupe il appartient. Il nous est donc impossible de suivre son parcours. Il passe au 1er groupe le 1er août 1918, puis repasse au 120e RAL le 1er juin 1919. Il est démobilisé le 23 juillet 1919 et se retire à Cunlhat.
Le 5 août 1919, il se marie à Echandelys avec Marie Adèle VERDIER, sœur de Poilus (Jean et Baptiste). Après un séjour à Clermont-Ferrand à partir de 1922, il revient à Echandelys et y meurt en 1978.

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