Jean VERDIER

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Premier enfant d’une famille de 5, il naît à Labat le mercredi 19 avril 1893 à 11 heures du soir. Son père, Pierre Marius, est tailleur de pierre, originaire de Saint-Chamond dans la Loire où il est né le 9 mars 1860. Sa mère Jeanne Marguerite GRANET quant à elle, est née à Labat de Laurent et Anne MENUT le 3 décembre 1866. Deux ans plus tard, arrive Marie Adèle, le 22 avril 1895 (qui se mariera après la Première Guerre Mondiale avec un ancien Poilu d’Echandelys, Baptiste Marius MENUT, vraisemblablement apparenté à sa grand-mère maternelle et décédera à Echandelys en 1955). Viennent enfin les deux derniers frères, Baptiste le 27 octobre 1897, également soldat pendant la Première Guerre Mondiale, puis Marius Baptiste le 22 juin 1898 dont nous perdons toute trace ensuite et enfin Jean Marie Marcel le 24 février 1907.

Jean est scieur de long lors de son incorporation le 27 novembre 1913. Il mesure 1 m 64 et possède des cheveux noirs. Ses yeux sont châtains et son front vertical, avec un nez rectiligne, abaissé, complètent un visage rond. Il ne possède pas de signe particulier. Il gagne le 105e RI de Riom le 3 décembre. Il y retrouve soit lors de son incorporation, soit au début du conflit plusieurs habitants d’Echandelys dont Christophe Antoine RENAUDIAS, et Ambroise Jean Claude BARRIERE (incorporé au 105e RI la même année que Jean VERDIER), tous deux de Deux Frères, et Simon Blaise FARGETTE, de la Foresterie. Ces trois soldats vont mourir pendant la Première Guerre Mondiale. Rappelé en juillet 1914 alors que le régiment se rend dans le camp de la Courtine pour des manœuvres, il est prêt à partir le 6 août. Après une marche dans l’après-midi du même jour par Saint-Bonnet et Châtel-Guyon, où on l’acclame au passage, il s’embarque à Riom le 7, à 13 heures.

 

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Il arrive le 8 dans la région d’Epinal, destiné à prendre part à l’offensive de Lorraine. Le 11 août il quitte ses cantonnements et se porte à la rencontre de l’ennemi qui, après avoir franchi la frontière, s’est replié en incendiant de nombreux villages. Ce sont d’abord de pénibles marches par une chaleur accablante et enfin le 14 août, à 10 heures, le contact est pris à Badonvillers avec les Allemands. L’artillerie allemande crible le village de ses projectiles afin de retarder l’avance française. Le régiment arrive le soir devant Cirey et se heurte à une position fortement organisée. Les hommes sont exténués de fatigue après une journée entière de marche par une chaleur torride, mais avant que l’artillerie puisse se mettre en position, deux charges à la baïonnette sont ordonnées sous une grêle de balles et d’obus, à travers le plateau qui s’étend entre Petitmond et Cirey et qui coûte de nombreuses pertes sans avantage puisque le lendemain 15 août, le régiment revient un peu en arrière. Les Allemands ayant quitté Cirey, la poursuite est reprise le 16 et la frontière passée à Lafrimbole à 13 heures. A la tombée de la nuit les soldats entrent à Saint-Quirin.

Le 17 août le 105e RI se porte en deux colonnes sur Abreschwiller qu’il dépasse pour aller organiser une position en avant.

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20 aoôut 1914 vallée de la sarre

Le 20 août, il reçoit l’ordre d’attaquer avec deux bataillons en direction d’Hartswiller-Carrière et Plain de Vach, mais malgré un tir violent de l’artillerie lourde adverse, il n’est pas déploré de perte. Le régiment trop avancé reçoit l’ordre de se replier d’abord sur Hartswiller, puis dans la nuit de revenir à Abreschwiller. Le 21 août, à 7 h. 30, les Allemands attaquent à leur tour dans la direction de Voyer-la Valette. Le 105e RI, alors en réserve, est alerté et ses 2e et 3e bataillons se portent au nord d’Abreschwiller, le 2e bataillon près de l’artillerie, le 3e bataillon à droite vers la Valette. L’ennemi est reçu par les feux d’infanterie, puis chargé à la baïonnette, mais le retrait d’unités voisines oblige les deux bataillons à se replier en laissant sur le terrain de nombreux tués et blessés. C’est lors de ces combats que disparaît Ambroise Jean Claude BARRIERE, âgé de 22 ans.

CarteAbreschviller

Jean, quant à lui, est blessé au visage et est fait prisonnier le même jour, le 21 août 1914. Il est interné à Ingolstadt.

IngolstastCamp.jpg

Il va passer ainsi presque toute la guerre en Allemagne et n’est rapatrié sur le DTT de Moulins que le 25 octobre 1918. Il rejoint le dépôt de son régiment le 5 décembre 1918 et bénéficie d’une période de rééducation et de réentrainement fin 1918. Il passe au bataillon des rapatriés de Montluçon le 12 janvier 1919 et est démobilisé le 25 avril 1919. Il se retire à Echandelys. Il se marie alors le 23 septembre 1919 à Echandelys avec Madeleine Angèle Georgette BERTHELOT de la Parade (née le 2 septembre 1898 à Nant, commune non retrouvée de la Sarthe d’un père photographe). Le couple donne naissance à Labat à Roger, le 16 mai 1920, mais l’enfant meurt à moins d’un an. Jean habite alors successivement à Dampierre sur Salon (Langres), puis à Richemont (hameau de la Neuville, en Normandie, actuellement Seine-Maritime), en 1921 puis 1926. En 1924, il est pensionné pour séquelles de transfixion de la face par balle, épiphora droit avec diminution de la vision, surdité gauche. Il est réformé définitivement le 18 avril 1928. En 1933, il demeure à Sauxillanges.

2 réflexions au sujet de « Jean VERDIER »

    Baptiste Marius MENU(T) « Echandelys et la Grande Guerre a dit:
    14 décembre 2018 à 18 h 23 min

    […] à Cunlhat. Le 5 août 1919, il se marie à Echandelys avec Marie Adèle VERDIER, sœur de Poilus (Jean et Baptiste). Après un séjour à Clermont-Ferrand à partir de 1922, il revient à Echandelys et […]

    Jean Baptiste MENU(T) « Echandelys et la Grande Guerre a dit:
    14 décembre 2018 à 19 h 22 min

    […] Marius le 25 octobre 1889 (il se mariera le 5 août 1919 avec Marie Adèle VERDIER, sœur de Jean et Baptiste, tous deux anciens Poilus). Le 18 juillet 1890, alors que Jean Baptiste a 12 ans, leur […]

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