Joseph Maurice DUTOUR

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Troisième et dernier garçon d’une famille de 5 enfants, il voit le jour au moulin de Géry le dimanche 26 mai 1895 à 2 heures du matin. Son père Antoine, cultivateur, y était nér le 13 mai 1861 avant de se marier avec Jeanne COMMUNAL née le 7 août 1864 au Cluel. Leur union a été célébrée à Echandelys le 27 septembre 1890. Antoine DUTOUR a un petit frère, oncle de Joseph, également prénommé Joseph qui sera aussi soldat pendant la Première Guerre Mondiale. Avant Joseph, le couple donne naissance à Jean Alexis le 30 juin 1891, puis à Claude Léon Joseph le 1er mai 1893 au moulin de Géry (comme tous les garçons de la famille, ils seront aussi Poilus). Après Joseph Maurice arrivent les deux filles, Marie Thérèse le 16 juin 1897 (qui se mariera à Echandelys le 16 octobre 1920 avec Jean Marie Maurice FAYOLLE, aussi combattant pendant cette guerre), et enfin Jeanne Antonia le 7 août 1902 (elle meurt à l’âge de 20 ans au moulin de Géry).
Il est appelé plus tôt en raison de la survenue de la guerre, mais est ajourné pour faiblesse lors de sa visite d’incorporation en 1914. Il est alors agriculteur et mesure 1 m 60. Il reprend des signes morphologiques de ses frères, avec des cheveux châtain moyen et des yeux jaune verdâtre. Par contre son visage est rond, mais il présente des oreilles écartées, avec un nez cave. L’année suivante, il est considéré comme bon pour le service armé et est incorporé au 122e RI de Rodez le 9 septembre 1915. Pour une raison inconnue (sa forme physique insuffisante?) il passe au 2e régiment du génie le 21 septembre 1915. Il y restera pendant toute la durée du conflit. Son départ, après celui de ses deux autres frères aînés, laisse la famille dans l’embarras :

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Nous savons qu’il monte au front le 7 février 1916, mais nous ne savons pas dans quelle compagnie. Il nous est alors impossible de retracer son parcours, le 2e RG ayant été dispersé sur toute l’étendue du front français et même en Orient. Il est démobilisé le 7 septembre 1919 et regagne Echandelys. Rapidement, il quitte le village pour aller tout d’abord habiter au Cendre en mars 1921; puis à Montferrand en 1923 (impasse du Franc Rosier, puis 25 rue des 4 granges). En 1938, il est pétrisseur aux établissements Capitan de Montferrand (usine fabricant des pâtes entre les deux guerres ainsi qu’une unité de torréfaction de la chicorée) et comme tel classé en affectation spéciale.

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Il décède à Montferrand le 8 avril 1969.

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