Joseph Marius FAYOLLE

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Cinquième d’une famille de 7 enfant, il naît à Cher le lundi 16 septembre 1895 à 8 h du matin. Son père Jean Marie, cultivateur originaire de Saint-Genès-la-Tourette où il est né le 22 août 1852, s’est marié avec Marie DUTOUR d’Echandelys (née le 3 avril 1867). Orpheline à 15 ans, elle bénéficie pour son mariage d’une autorisation de son tuteur Claude DUTOUR, par jugement du 22 août 1885. Le couple habite immédiatement à Cher et donne tout d’abord naissance à Jean Marie Maurice le 28 juin 1886 , puis Alfred Jean le 1er juillet 1888 (tous deux soldats pendant la Première Guerre Mondiale, ils y auront un destin similaire). Après Alfred Jean arrivent Eugénie Adélaïde le 4 mars 1890 et Berthe Victorine (qui se mariera le 10 avril 1920 avec un ancien Poilu, Jean Jacques POMEL) le 17 février 1892. Après Joseph Marius arrivent Jeanne Marie le 12 novembre 1897 et Maria Victorine le 27 mai 1899. Marie DUTOUR, leur mère, meurt jeune, moins d’un an après la naissance de leur dernier enfant, le 15 mars 1900, laissant leur père seul avec ses 7 enfants. Il ne se remariera pas. Joseph est alors âgé de 5 ans.
Ses deux frères sont déjà à la guerre lorsque Joseph est incorporé le 18 décembre 1914 au 126e RI de Brive. Agriculteur, il mesure 1 m 59 et a des cheveux châtain moyen avec des yeux marrons. Son visage est large, orné d’un nez rectiligne. Ses oreilles sont dites écartées. La situation familiale est difficile :

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Joseph effectue tout d’abord une période de classes qui se prolonge jusqu’au 18 avril 1915, date à laquelle il monte au front avec la 3e compagnie. Après une dure lutte aux Eparges, le régiment se reforme à Martincourt et Saint-Jean. Le 25 au matin, l’alerte est donnée. Le régiment est emmené en camions et arrive le lendemain à Genicourt-sur-Meuse. Les Allemands ont attaqué la veille le secteur de la tranchée de Calonne et de Mouilly.

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Il faut enrayer leur progression. La contre-attaque débute le 26 à 14 heures sur la cote 340. Elle progresse sur environ 500 mètres, puis est stoppée par les mitrailleuses ennemies. Le régiment passe alors en seconde ligne et des troupes fraîches prennent le relais. Elles ne parviendront plus à gagner du terrain.

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Relevé dans la nuit du 30 avril au 1er mai, il se repose à Sommedieu. Il retourne en ligne une dernière fois vers Mouilly puis quitte définitivement les Hauts-de-Meuse le 26 mai 1915. Il gagne la région de Toul (Gondreville puis Lay Saint-Rémy). Le 15 juin, il embarque pour la région d’Amiens.
Il s’entraîne à Naours, puis est transporté dans la région de Frévent en camions le 19 juillet 1915. Le 25, un autre bond en avant le propulse dans un cantonnement de l’arrière-front à Habareq. Le 1er août, il relève le 50e RI dans les tranchées au sud de Neuville-Saint-Vaast. A gauche, il s’appuie sur le cimetière du village et s’étend sur une longueur de 700 mètres.

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La première tranchée allemande est à 80 m environ. Pendant plusieurs semaines, il organise le terrai en vue d’une attaque, en créant places d’arme, boyaux, abris et parallèles de départ. Après une semaine de repos, il remonte en ligne dans la nuit du 24 au 25 septembre 1915. L’attaque débute le lendemain à 12 h 45. Rapidement, les tranchées du Moulin puis du Losange sont prises. La grande route d’Arras est prise à 12 h 45. Les soldats du 1er bataillon s’y arrêtent épuisés. Pour le second bataillon, la progression est plus difficile, les compagnies de tête s’écartant l’une de l’autre, laissant un espace au 3e bataillon qui, de soutien, se retrouve en 1e ligne. Toutes les tentatives pour prendre la tranchée des Cinq-Saules sont des échecs. Le front n’avancera plus. Les pertes ont été lourdes : 285 hommes sont morts et 520 sont blessés. Après quelques jours de détente, le 126e RI remonte en secteur vers Roclincourt, puis glisse vers le nord pour occuper le secteur de la Folie où il reste jusqu’au 23 décembre 1915. Il y alterne avec le 50e RI par périodes de 8 jours. En plus des mines allemandes, il faut lutter contre la boue qui pénètre partout, remplissant tranchées et abris. Les cantonnements de l’arrière ne sont pas confortables, faits de torchis laissant passer le vent et la pluie par de nombreuses fentes. La population est par contre sympathique. Début 1916, il remonte en ligne dans les tranchées qu’il avait conquises à Neuville-Saint-Vaast en septembre 1915. Il est relevé le 11 mars 1916 par les troupes britanniques et s’embarque à Frévent le 16 pour la région de Breteuil où il cantonne (dans les villages de Chepois et Mesnil-Saint-Firmin. Dès le 29 mars, il embarque à nouveau et par Versailles, Nogent, Troyes, le train emporte les hommes à Hondelaincourt. Verdun est proche et le régiment y est dirigé en camions. Il y arrive le 8 avril 1916 et bivouaque dans les bois de Nixeville. C’est la première fois que les hommes s’attelle au montage des tentes et les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des espérances. Au loin, les bruits de la bataille qui fait rage sont nettement audibles. A côté du bivouac, les soldats remarquent des tentes clairsemées d’où sortent des fantômes vêtus de capotes jaunâtres, couvertes de boue, la face hâve, les yeux brillants ; ils viennent de Thiaumont, de Vaux, de Douaumont, de la côte du Poivre.
Le régiment entre en secteur dans la nuit du 14 au 15 avril 1916 sur la rive gauche de la Meuse, où il occupe, sur un front de 1 200 mètres à l’est de Charny les positions du 50e RI qu’il relève. Le secteur est calme, même s’il est entouré par la côte du Poivre qui subit un marmitage effroyable et par la côte 304 qui ressemble à un volcan en éruption. Les Allemands bombardent bien le fort de Vacherauville et l’ouvrage de Charny, mais les tranchées, à condition de rester terré toute la journée ne reçoivent rien.

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Le 3e bataillon, en réserve à Thierville, est soumis par contre à un violent bombardement qui fait de nombreuses victimes. Après un repos dans le bois de Nixeville, le 126e RI remonte en ligne dans le secteur de Thiaumont. Les Allemands viennent d’y lancer de violentes attaques. Les unités françaises en place ont tenu le choc au prix de lourdes pertes. Les survivants, en tirailleurs dans des trous d’obus ne forment qu’un mince cordon coupé en deux endroits par des trous de 5 à 600 mètres. La montée en ligne du 126e RI s’effectue sous un intense tir de barrage. Il reste entre Thiaumont et le bois Navé jusqu’au 30 mai, sous un pilonnage méthodique. Les communications avec l’arrière sont précaires et le ravitaillement impossible. Seuls quelques porteurs de chocolat et d’eau de vie passent. Les tentatives d’organisation du terrain sont impitoyablement détruites quelques heures plus tard. La pluie remplit progressivement les trous d’obus dans lesquels les hommes sont terrés. Dès qu’ils se relèvent, une de pluie de balles les attend. Dans la nuit du 30 au 31 mai 1916, la relève est la bienvenue. Après deux jours de repos, le régiment est occupé à construire des emplacements de batterie derrière la crête de Bellevue, dans le ravin des Vignes.

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Ravin des Vignes

Le 17 juin 1916, il est définitivement relevé et s’embarque en camions pour Saint-Lumier-la-Populeuse. Le 28, il part en train pour la vallée de la Vesle (Tramery), puis Dravegny. Le 17 juillet, il relève le 1er RI dans le secteur de Paissy. Le secteur est tranquille et bien organisé. Les abris sont spacieux, solides et profonds. La circulation est facile dans les boyaux bien entretenus, camouflés par de hautes herbes. Le bataillon de réserve est installé dans le village de Paissy où il reste encore quelques civils. Les Allemands envoient quelques sceaux à charbon qui surprennent au début. A la mi-août, le secteur se réveille un peu lorsque le commandement prescrit de creuser une nouvelle tranchée pour supprimer le rentrant existant à l’est du poteau d’Ailles. Les Allemands inquiets envoient de fortes patrouilles la nuit et leur artillerie exécute quelques tirs assez violents entraînant une riposte française systématique. Le 14 septembre 1916, le régiment relevé se regroupe au sud de Fismes où il s’entraîne aux nouvelles méthodes de combat.
Le 14 octobre, une marche vers l’ouest porte le 126e RI au sud de Soissons (Harlennes et Taux) et mis à la disposition du Génie. Il organise la ligne Taux-la Raperie- Chadun-ferme de Chavaçon. Malgré le travail, les hommes profitent de ces derniers jours de repos. Tous se préparent à partir pour la Somme. Il s’embarque effectivement le 12 novembre pour entrer le 18 en secteur devant Barleux. Le mauvais temps rend difficile la relève. De nombreuses pannes de camions ont provoqué un échelonnement des bataillons et un mélange d’unité. Les routes sont de plus encombrées par de nombreuses colonnes d’artillerie et de ravitaillement. L’emplacement du régiment occupe une largeur d’environ 1 500 mètres, limité à droite par la carrière de Barleux et à gauche vers la Maisonnette. Les batteries allemandes du Mont-Saint-Quentin et d’Eterpigny canonnent toute la journée les tranchées et les communications. Le régiment organise les positions en vue d’une prochaine attaque. Il est relevé le 3 décembre 1916 et se prépare à cette attaque dans la région de Berthaucourt et Domard, sur la Luce. Remonté en ligne le 14 décembre, le mauvais temps retarde les opérations. Jusqu’au 20 décembre, le temps est employé à l’entretient du secteur. Début 1917, le régiment est relevé et gagne par étapes terrestres et des températures atteignant les -23° la région d’Amiens. Le 15 février 1917, il embarque à Boves.
Il gagne la Champagne et se réorganise dans la région de Valmy,Dammartin, Dompierre-le-Château, Herpont). Il monte ensuite en ligne dans le secteur de la côte 196, région tourmentée aux arbres squelettiques. Les tranchées sont parfois à moins de 15 m les unes des autres. Les combats à la grenade y sont incessants et il faut en permanence surveiller l’avancée des mines allemandes. Après la prise, le 8 mars de la crête de Maisons-de-Champagne, le 3e bataillon du 126e RI participe à l’occupation de la position reconquise. Fin mars, le régiment occupe quelques jours le secteur de Saint-Hilaire-le-Grand afin de se familiariser avec le terrain. Puis il part cantonner à la Cheppe afin de préparer l’offensive du 17 avril. Les jours qui précèdent sont le théâtre d’une intense préparation d’artillerie, dont les effets sont suivis par photographies aériennes. L’attaque débute à 4 h 45 sous une pluie persistante. Les deux premières tranchées, peu occupées, tombent immédiatement. Une grande partie des défenseurs est située dans la 3e ligne, ou plutôt dans de profonds abris qui communiquent largement avec elle. Ils donnent du travail aux nettoyeurs. La 4e ligne de tranchée est encore plus difficile à prendre, certains fortins devant y être réduits à coup de grenades et de mitrailleuses. Pendant ce temps, le 3e bataillon occupe les premières lignes ennemies jusqu’à Suippes et nettoie le faubourg est d’Auberive. Puis les hommes des 1e et 2e bataillons franchissent le long intervalle qui les sépare des tranchées Sans-Nom et Mozart, leur objectif final. Trois contre-attaques allemandes sont stoppées dans la journée du 17 avril et le 18, la situation est bien consolidée. Des passerelles sur la Suippe ont même été placées au nord d’Auberive.

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Trente neuf hommes ont été tués et cent quarante blessés au cours de cette attaque. 608 soldats allemands sont fait prisonnier et un important matériel a été pris ou détruit. Après 10 jours d’occupation très dure, le régiment part le 27 avril 1917 occuper des secteurs plus calmes de Tahure puis gagne le 21 mai les camps de la région de Somme-Suippe. Pendant cette période, le général Anthoine décore le drapeau du régiment de la croix de guerre avec palme.
Après quelques jours de repos, le 126e RI remonte en ligne dans le secteur est de Tahure. Son front s’étend du sud au nord sur une longueur de 2 500 mètres, entre l’ancienne première ligne de 1915 jalonnée par les entonnoirs de mines et les abords immédiats du village de Tahure.

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Le secteur est assez actif, avec patrouilles offensives et tirs réguliers de mitrailleuses et d’engins de tranchée. Relevé le 26 juin, il part se réorganiser dans les secteurs de Changy, Merland et Outrepontdans la vallée de la Saulx. Le cadre y est agréable et les habitants hospitaliers. Mais le 12 juillet 1917, il remonte en ligne dans le secteur qu’il avait enlevé en avril dernier à Auberive. Cette période d’une durée de trois mois, est extrêmement pénible. Le régiment exécute cinq coups de main et en repousse trois. C’est avec joie qu’il est relevé le 7 octobre, d’autant plus que l’état major annonce un repos de deux mois. Il gagne en camions la région d’Epernay, puis le village de Romigny. A l’arrivée, le cantonnement est un camp boueux, dans lequel les baraquements laissent passer le vent et la pluie. La tâche d’organisation du campement s’organise toutefois dans l’allégresse, tant le départ en permission est proche pour tous. Trop rapidement, le repos touche à sa fin. La prochaine destination du régiment fait l’objet de pronostics et de bruits contradictoires. C’est finalement vers l’Italie que le 126e RI s’embarque le 18 novembre 1917 après avoir touché effets neufs, vivres et munitions. Après avoir remonté la vallée de la Royat en camions, le régiment s’embarque en trains le 24 novembre pour Vérone. Le 28, il est regroupé pour la région de Custoza, au sud du lac de Garde. Il s’y entraîne pendant deux mois, séjour entrecoupé de séances de théâtre et d’ »excursions ».

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Le 23 janvier 1918, le régiment part occuper une nouvelle zone de cantonnement au nord de Vicence, lors d’une marche de 130 km. Il glisse ensuite progressivement dans la région de Castelfranco, sur la rive gauche de la Brenta, à Villa del Comte puis à Bressanvido. Début mars, il monte enfin à Campo-Rossignolo, puis à Monte Mosca. Les soldats apprennent alors avec angoisse le déclenchement de l’offensive allemande sur le front français. Quelques jours plus tard, il monte en ligne dans le secteur du Tondo. La neige encore présente en abondance empêche toute action offensive. Après un séjour de repos du 28 avril au 3 juin, le 126e RI remonte en ligne vers Campo-Rossignolo.

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Le 12 juin, une attaque est décidée. Les Autrichiens amènent des colonnes importantes de camions et de troupes. Leur artillerie est devenue muette. Dans la nuit du 14 au 15 juin, ils déclenchent à 3 heures un violent tir de destruction par obus explosifs et à gaz qui coupe toute communication avec l’arrière. L’artillerie alliée répond immédiatement. La 11e compagnie, la plus en avant a subi de lourdes pertes. Un obus, tombé sur une baraque dès le début du tir a tué 18 hommes et en a blessé 25 autres. A 6 heures, les Autrichiens commencent à arriver. Le régiment tient bon, mais à gauche, le front anglais a fléchi, perdant sa ligne avancée et une partie de sa ligne de soutien. Avec un appui de la 11e compagnie, la situation est récupérée à 15 heures. Les pertes autrichiennes s’élèvent à plus de 600 hommes. Pendant les jours suivants, les coups de main se succèdent et c’est avec soulagement que le régiment est relevé le 11 août 1918. Après 10 jours de repos dans la plaine à Sandrigo, au nord de Vicence, il remonte dans la région de San Giacomo, puis retourne à Campo Rossignolo. La vie des tranchées reprend, alternant travaux d’aménagement et patrouilles offensives. Chaque jour, des déserteurs autrichiens se présentent aux avant-postes. Les coups de main deviennent de plus en plus fréquents et puissants. C’est à quel régiment fera le plus de prisonniers. Le 24 octobre 1918, le 126e RI monte une opération d’envergure : le nettoyage et l’occupation pendant 24 heures du Monte Sisemol. Dans la nuit, la position est totalement prise et à 6 heures du matin, le nombre de prisonniers s’élève à plus de 700. Le matériel est pris ou détruit.

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Les pertes sont légères : 12 tués et 37 blessés. Par contre, l’occupation du Sisemol est rendue délicate par l’état du terrain, totalement bouleversé par les tirs antérieurs, le manque d’abri, la pluie qui remplit les trous d’obus et par l’échec de l’opération similaire menée par les Italiens sur la droite. Aussi, tirs de destruction et contre-attaques autrichiens ne se font pas attendre. Le ravitaillement se fait attendre et le 2e bataillon manque de munitions et de grenades. A 19 h 15, l’ordre de repli arrive, effectué sous un bombardement de plus en plus violent. Vingt trois soldats y perdent la vie et 59 sont blessés pendant cette période. Le 26 octobre, les Autrichiens abandonnent leurs premières positions. Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1918, le 126e RI occupe les tranchées du Monte Tondo et reçoit l’ordre de se porter en avant. A 5 heures du matin, il débute son offensive. A 8 heures, le Monte Longara est atteint. En raison du terrain accidenté, la progression ne peut se faire de nuit. Aussi, au petit jour, la marche en avant reprend. A midi, les Monte Baldo et Fiara sont respectivement dépassé et atteint. A 13 h, ordre est donné de s’arrêter. L’armée autrichienne est en pleine déroute et l’armée italienne se lance à sa poursuite. Le 126e RI réintègre les positions qu’il occupait avant l’attaque. L’attitude de Joseph au combat lui vaut une citation à l’ordre du régiment (n°154 du 25/11/1916) : bon soldat brave et dévoué a toujours eu une belle conduite au feu s’est distingué aux combats des 24 octobre et premier et 2 novembre 1918. Le 3 novembre, les soldats apprennent par radio que l’armistice entre l’Autriche et l’Italie est applicable à partir du 4 novembre à 15 heures. La campagne d’Italie est finie.
Quelques jours plus tard, le régiment retourne dans la plaine, à Fontaniva dans la région de Citadella. Le 1er bataillon est désigné pour occuper une partie de la vallée de l’Inn et arrive le 6 à Schwarz ( 30 km à l’est d’Innsbrück). Ceux qui restent en plaine s’occupe à garder la forme en faisant des championnats d’athlétisme. Début 1919, le 126e RI est intégré dans une brigade mixte et se groupe dans la région de Brescia. (Travagliato et Ospitaletto). Vers la mi-mars, le régiment est encore amputé d’un bataillon, le 2e, qui part en occupation à Cattaro, d’abord par voie ferrée jusqu’à Venise, puis par bateau jusqu’à Cattaro où il arrive début avril. Le 24 juillet 1919, le 126e RI s’embarque à Ospilatetto pour la France. Une fête est organisée le 10 août 1919 à Brive pour le retour du régiment. Joseph est démobilisé le 14 septembre 1919. Il regagne Echandelys.
Le 12 juin 1920, il se marie à Clermont-Ferrand avec Elisa LEVADOUX. Il habite alors 8 rue des Chaussetiers et est affecté par l’autorité militaire dans la 2e section de chemin de fer de campagne comme homme d’équipe, ce qui correspond vraisemblablement à son changement d’orientation professionnelle dans le civil. Il déménage ensuite au 27 puis au 17 rue des Jacobins. Il décède à Clermont-Ferrand en 1971.

Une réflexion au sujet de « Joseph Marius FAYOLLE »

    Jean Marie Maurice FAYOLLE « Echandelys et la Grande Guerre a dit:
    12 décembre 2018 à 14 h 30 min

    […] (qui se mariera le 10 avril 1920 avec un ancien Poilu, Jean Jacques POMEL) le 17 février 1892, Joseph Marius le 16 septembre 1895 (qui sera comme ses deux frères aînés soldat pendant la Première Guerre […]

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