Félix Jean Etienne GIDON

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Aîné d’une famille de 6 enfants dont les trois garçons ont été appelés sous les drapeaux pendant la Première Guerre Mondiale, Félix voit le jour le dimanche 16 juillet 1880 à 8 heures du soir aux Verts. Son père, Jean Etienne, scieur de long, né également aux Verts le 13 mai 1853, se marie à Aix-la-Fayette le 16 octobre 1879 avec Marguerite Françoise GRENOUILLET, elle-même née à Limoges, commune d’Aix-la-Fayette le 6 juin 1857. Leur second enfant, Marie Julie, voit le jour aux Verts le 10 mai 1885 (elle se mariera le 29 novembre 1904 avec Jean Marie Jules HIBERTY, menuisier né aux Epines, commune de Condat-lès-Montboissier en 1876). Naissent ensuite les deux derniers garçons de la famille, Jean Alexandre, le 30 novembre 1884 et Marc Joseph le 5 mars 1887. Enfin arrivent Eugénie Hélène le 12 novembre 1890, puis Antonine Gilberte le 23 novembre 1892 (cette dernière mariée à Dijon en 1921, décédera comme Eugénie Hélène à Dijon respectivement en 1984 pour Hélène et 1974 pour Gilberte). Toute la famille habite aux Verts à partir de 1886.

Félix est cultivateur lors de sa visite d’incorporation. Il mesure 1 m 61. Ses cheveux sont bruns, de même que ses yeux. Son visage, ovale, comporte un menton rond. Il arrive au 42e RI de Belfort le 15 novembre 1901. Il est renvoyé en disponibilité le 17 septembre 1904, muni de son certificat de bonne conduite comme la grande majorité de ses camarades. Il rentre aux Verts. Le premier septembre 1905, il se marie à Saint-Eloy-la-Glacière avec Annette LIERE, née à Montgrain dans la même commune le 19 avril 1883. Nous ne connaissons pas le lieu d’habitation du couple, mais un enfant, Camille Antoine, naît chez ses grands-parents maternels le 20 août 1906. Félix fait ensuite certainement des campagnes de scieur de long à Auxonne-sur-Davout en juin 1907, à Lure dans le Jura en février 1911 puis en avril 1914. Entre-temps, il était passé au 92e RI de Clermont-Ferrand, puis au 86e RI du Puy le 1er février 1913.

A la déclaration de la guerre, il arrive au 42e RI de Belfort le 2 août 1914. Il est âgé de 34 ans. Dès le 4 août, le premier contact avec les Allemands est pris, une fraction de la 3e compagnie dispersant une patrouille de cavalerie allemande. Le 6, il commence son mouvement en avant et entre dans Mulhouse le 8.

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Le lendemain, il pousse jusqu’à l’île Napoléon et Rixheim. Dans la nuit du 9 au 10, une contre-attaque allemande partant de la forêt de la Hart, oblige le régiment à reculer. Après quelques jours de repos, il réussit à occuper le village de Dornach et s’empare d’une batterie de six pièces de 77 et capture 200 prisonniers. Il entre pour la seconde fois à Mulhouse. A la fin du mois d’août, il quitte l’Alsace pour participer au début de la course à la mer. Il gagne la région d’Amiens et se bat à Proyart où il contribue à fixer le front. Le régiment prend ensuite part à la première bataille de la Marne. Les 6 et 7 septembre, il se bat à Bouillancy où il subit de lourdes pertes. Le 12, il prend d’assaut le pont et le village de Vic-sur-Aisne et poursuit son avancée sur Saint-Christophe et Sacy, puis occupe Autrèches le 14. Le 20 septembre, il contribue à chasser les Allemands de Vingré en dégageant des éléments du 298e RI qui y étaient encerclés et y fait 200 prisonniers.

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Il reste dans la région et le 12 novembre 1914, il est engagé dans de durs combats sur le plateau de Nouvron. Il échoue devant des positions allemandes fortement organisées et défendues par d’importants réseaux de fils de fer barbelé. La guerre de position commence. Fin novembre, le 42e RI est relevé et mis en réserve d’armée. Le 19 décembre 1914, Félix passe au service auxiliaire par décision de la CS de Besançon pour kératite. Il est renvoyé à Echandelys le 15 avril 1915 par application de la directive ministérielle du 25 janvier 1915. Mais le 19 juillet 1915, la commission de trois médecins de Vesoul le maintient au service auxiliaire. Il passe alors à la 7e section de COA le 2 août 1915.

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Il meurt le 3 janvier 1917 non loin de là, à l’hôpital complémentaire n°2 de Besançon ( Noviciat des Sœurs Saint-Vincent-de-Paul, avenue Fontaine-Argent, Les Chaprais ) des suites de maladie. Il avait 36 ans.

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Le 20 avril 1920, par décision du tribunal, son fils Camille Antoine est fait Pupille de la Nation. Il se mariera à Lure en Haute Savoie en 1970. Nous ne connaissons pas le destin du reste de sa famille.

 

 

 

 

 

 

 

 

2 réflexions au sujet de « Félix Jean Etienne GIDON »

    Jean Alexandre GIDON « Echandelys et la Grande Guerre a dit:
    17 mai 2017 à 13 h 44 min

    […] elle-même née à Limoges, commune d’Aix-la-Fayette le 6 juin 1857. Leurs premiers enfants, Félix Jean Etienne puis Marie Julie, voient le jour aux Verts respectivement le 16 juillet 1880 et le 10 mai 1885 […]

    Marc Joseph GIDON « Echandelys et la Grande Guerre a dit:
    19 mai 2017 à 15 h 22 min

    […] elle-même née à Limoges, commune d’Aix-la-Fayette le 6 juin 1857. Leurs premiers enfants, Félix Jean Etienne puis Marie Julie, voient le jour aux Verts respectivement le 16 juillet 1880 et le 10 mai 1885 […]

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