Benoît ROUVET

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Issu d’une famille habitant Coudeyras depuis au moins quatre générations, Benoît y naît dimanche 4 août 1872 à 2 heures du soir. Son père Antoine, cultivateur, y était également né le premier janvier 1846 et s’était marié avec Marthe ROUX née aux Verriers (commune de Saint-Genès-la-Tourette) le 4 novembre 1871, la cérémonie s’étant déroulée à Echandelys. Benoît est leur premier enfant. Il est suivi par deux filles jumelles, Mélanie et Marie Henriette, nées le 5 février 1874. Si Mélanie décède le 26 octobre 1893, Marie Henriette se mariera le 9 novembre 1871 avec Antoine DUTOUR, instituteur et professeur à l’école d’agriculture la Molière qui lui donnera un fils, François Gabriel également soldat pendant la Première Guerre Mondiale. Un dernier garçon, Frédéric Antoine, naît toujours à Coudeyras le 13 janvier 1885, mais il y meurt à l’âge de 13 ans.

Pour une raison inconnue, Benoît s’engage volontairement en mairie de Clermont-Ferrand le 4 mars 1891. Il est alors âgé de 18 ans et est incorporé au 9e régiment de hussards le même jour. Il mesure 1 m 63, possède des cheveux châtain clair et des yeux bleus. Son visage est pointu, mais avec un menton large. Il est porteur d’une cicatrice entre les yeux. Muni de son certificat de bonne conduite, il est renvoyé à Coudeyras le 4 mars 1894. En décembre 1897, il passe au Génie et fait une période d’exercice au 7e régiment du Génie du 11 octobre au 11 novembre 1900. L’année suivante, le 13 août 1901, il se marie à Echandelys avec Victorine GRANGE, née aux Thioles (commune de Saint-Germain-l’Herm) le 28 août 1874. Demeurant toujours à Coudeyras, le couple va donner naissance à cinq filles : Marthe Antoinette le 23 août 1902, Marie Francine le 5 août 1904, Claudie Gabrielle le 3 décembre 1905, Jeanne Marie le 9 octobre 1907 et Yvonne Amélie le 18 juillet 1909 qui sera la seule qui ne survivra pas puisqu’elle décède un mois et demi plus tard. Benoît est affecté au 13e bataillon territorial du génie lorsque la guerre éclate. Agé de 42 ans, il arrive à son unité le 22 décembre 1914. La situation familiale devient difficile :

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Comme à chaque fois dans ce type d’unité, il est impossible de suivre le parcours de notre soldat, faute de document. De plus, Benoît semble passer à une date indéterminée au 4e régiment du Génie (compagnie 14/5). Cette compagnie se trouve aux Eparges pendant l’hiver 1914-1915. Il se retrouve ensuite à Moisans en Isère. En 1915, une délibération du conseil municipal demande le détachement comme agriculteur des hommes possédant une faucheuse. C’est le cas de Benoît.

DUBIEN H Delib1915 01.jpg

Mais il faudra attendre le 12 juillet 1917 pour que le détachement de Benoît soit effectif comme agriculteur à Echandelys. Il passe ensuite virtuellement au 53e RAC et est libéré de toute obligation militaire le 30 novembre 1918. Il décède à Coudeyras en 1952, cinq ans avant son épouse.

 

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