Antoine REDON

Publié le Mis à jour le

Ce jeune homme n’a que peu de liens avec Echandelys. Il naît le lundi 23 mai 1870 à 4 heures du soir à Septème en Isère, au hameau de la Combe. Son père, Claude Antoine, scieur de long, est probablement né à Echandelys au hameau de Lospeux le 17 mai 1842. Il se marie à une date indéterminée avec Louise BRUGERE. Nous ne connaissons pas réellement la vie d’Antoine. Nous savons seulement qu’il est menuisier lors de sa visite d’incorporation. Il en est dispensé en 1890, sa mère étant veuve. Cette dernière est toutefois à ce moment internée depuis 18 ans à l’asile d’aliénés Saint-Robert à Saint-Egrève près de Grenoble.

StegreveAsile.jpg

Présent à Echandelys lors de sa visite d’incorporation, il habite Vic-le-Comte en 1890. Il mesure 1 m 60, possède des cheveux châtain foncé et des yeux gris. Son visage est ovale, avec un front bas, un menton rond, sans autre signe particulier. Il est incorporé au 152e RI de Gérardmer le 12 novembre 1891. Il est rendu à la vie civile le 19 septembre 1892. Il se retire à Monton. En juillet 1894, il habite à quelques kilomètres de là, à Saint-Amant-Tallende. Il retourne à Septème en Isère en avril 1895 pour revenir un mois plus tard en Auvergne à Savignat, puis aux Martres-de-Veyre et enfin à Clermont-Ferrand au 42 de la rue La Fayette.
Lors de la déclaration de la guerre, il arrive au 99e RIT de Clermont-Ferrand le 2 septembre 1914. Il est alors âgé de 44 ans. Son régiment gagne Lyon par voie ferrée le 16 octobre. Il y tient un front de 30 km jusqu’au 20 octobre 1914, avec un intermède dans le camp de la Valbonne où il fait des manœuvres et s’entraîne au tir. Le 20 octobre 1914, le régiment quitte la place de Lyon et se rend par voie ferrée à Belfort, où il arrive le 21. Il sert à verrouiller la trouée de Belfort et est mis en ligne dans la région de Largitzen, Ubertrass sur la Largue, aux environs de Seppois. La guerre de positions commence pour le 99e RIT.
Le 8 novembre, une section de la 8e compagnie, appuyée par une fraction de cyclistes, un détachement de génie, exécute une reconnaissance offensive sur un poste ennemi fortement retranché à 1800 mètres au nord-est de Largitzen. A 5 h. 45 du matin, la reconnaissance arrive à 50 mètres de l’ennemi, mais ne peut pousser plus loin en raison des fortes défenses accessoires des Allemands. Accueillis par un feu violent, les soldats se maintiennent toute la journée sur la position.

Largitzen

Durant tout l’hiver 1914-1915, de telles offensives se multiplient, sans résultat sur le terrain. Il est possible qu’en raison de son âge, Antoine n’y ait même pas participé. De toute manière, il est réformé n°2 le 7 décembre 1914 par la CS de Clermont-Ferrand pour psoriasis généralisé. La même commission le reconnaît apte au service armé le 2 août 1915. Il est toutefois mis en sursis d’appel jusqu’au 30 novembre 1915 au chantiers Ronganne à Rabanesse. Son sursis est prolongé au moins jusqu’au 15 février 1916. Le premier juillet 1917, il passe certainement virtuellement au 121e RI. Le premier octobre 1918, il est hospitalisé pendant 9 jours à l’hôpital général de Clermont-Ferrand pour bacillose des sommets, congestion pulmonaire avec analyse bactériologique positive. Le 30 octobre de la même année, il est réformé n° 2 par la CS de Clermont-Ferrand pour néoplasme probable de la région pylorique avec amaigrissement considérable, confirmé par la radioscopie. Le reste de sa vie nous est inconnu.

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s